Financement de la lutte contre le paludisme au Cameroun : Le plan du gouvernement camerounais mis à nu

Chaque année, l’Etat camerounais, consent des moyens pour mettre fin à toutes les maladies qualifiées d’épidémiques et endémiques. Parmi celles-ci, le paludisme.
Alors que le paludisme s’accroche à la vie au Cameroun, pourtant combattu depuis des lustres, les moyens y alloués ne cessent d’augmenter. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le budget santé que le gouvernement camerounais alloue à la lutte contre maladie est maigre. C’est donc 3% du budget santé qui y est investi.
Origine du reste de financement
Le reste du financement provient de l’étranger. En effet, tout est savamment orchestré pour susciter de la pitié auprès des bailleurs de fonds étrangers, qui ne demande qu’à signer des partenariats avec le Cameroun. De ce fait, l’Etat perçoit des financements réguliers venant de partout. Soit de l’organisation mondiale de la santé (OMS), des bailleurs de fonds ( la BAD, la Banque mondiale, etc…) et même de particuliers.
Nul n’est de doute de s’étonner d’ailleurs, sur le rang qu’occupe le Cameroun en afrique en matière d’investissement du budget local. Sur 54 pays, le Cameroun est classé 44ème avec 33,11%. Selon l’honorable Nguini Effa, député à la chambre basse du parlement camerounais, « Il ya quelque chose à faire ». Cette dernière invite de ce fait, tous ces homologues, a « l’appropriation même de la lutte contre le paludisme. » confie t-elle à votre journal. Elle ajoute qu’il « est important de mobiliser des ressources domestiques. Parce que nous constatons que la plus part des financements sont faits par des étrangers. Il faudrait que le Cameroun augmente sa contribution. »
Et pourtant
Certaines charges, qui poussent régulièrement l’Etat Camerounais à faire le manche auprès des étrangers peuvent trouver solution localement. Entre autre, la production et la distribution des moustiquaires imprégnées. Pour l’Honorable Nguini Effa, « La distribution effective des moustiquaires, n’atteint pas tous les Camerounais. Pourtant, il est dit que les Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) sont distribuées partout. Pourquoi pas penser à une autre approche. Celle de fabriquer les moustiquaires imprégnées au Cameroun. Peut être que cela réduira les dépenses affectées aux questions de santé. »
En attendant que cela arrive, des projets ne cessent d’être confectionné dans le but d’extorquer de l’argent à l’étrangers.



