Cameroun – Santé et bien-être: Une académie pour réapprendre à être heureux
Cameroun - Santé et bien-être: Une académie pour réapprendre à être heureux

Cameroun – Santé et bien-être: Une académie pour réapprendre à être heureux
L’Académie du Bonheur, fondée par Jean-Paul Tchomdou, tient son Assemblée générale constitutive à Yaoundé ce 6 décembre 2025. L’académie vise à promouvoir le bien-être et la positivité dans la société.
« Être heureux en contexte difficile : comment garder la lumière quand tout semble s’éteindre ? » C’est sous ce thème que se tiendra ce samedi 6 décembre l’Assemblée générale constitutive de l’Académie du Bonheur (AdB), au Palais des Sports de Yaoundé. L’initiative intervient à un moment où le Cameroun et ses habitants traversent de nombreuses difficultés : problèmes économiques, chômage, salaires impayés, stress au travail, fatigue psychologique, tensions familiales et solitude. Selon Jean-Paul Tchomdou, porteur du projet, les études internationales montrent qu’un travailleur sur deux vit un stress quotidien et que les conflits familiaux sont en hausse.
L’Assemblée générale sera l’occasion de présenter le projet, de partager sa vision, d’adopter les textes fondateurs, de signer la Charte du Bonheur et d’élire le premier bureau exécutif. Plusieurs masterclasses seront organisées avec des experts : une spécialiste du bien-être en entreprise, un coach familial et une conseillère en harmonie domestique. Les échanges porteront sur des thèmes tels que « Être heureux en contexte difficile », « Comment garder la lumière quand tout semble s’éteindre ? » ou « Art de vivre et joie de célébrer : comment apprécier les petits plaisirs de la vie ». Un consultant en vins et spiritueux, symbole de la joie de vivre, interviendra également pour rappeler que les plaisirs simples ont leur importance.
Après ces interventions, un temps sera consacré aux témoignages et au partage d’expériences entre participants. Ces rencontres introduiront les activités prévues pour 2026 : ateliers pour apprendre à gérer ses émotions, groupes de soutien, consultations psychologiques, coaching individuel et collectif, conférences thématiques, programmes pour le bien-être en entreprise, médiation familiale et parcours « Ambassadeur du bonheur ». S’y ajouteront des événements ouverts au public : Festival du Bonheur, Week-end du Bonheur, retraites et randonnées. L’objectif est de fournir des outils concrets pour être heureux, ou au moins pour être moins malheureux.
Les initiateurs s’appuient également sur des références littéraires et philosophiques. Sénèque rappelait que les choses deviennent difficiles quand on n’ose pas, et Aristote considérait le bonheur comme la finalité de toute existence. L’Académie entend remettre cette question au centre de la vie collective et encourager chacun à mener la vie qu’il aime et à aimer la vie qu’il mène.
L’Académie du Bonheur trouve son origine dans la passion de Jean-Paul Tchomdou pour la joie et la vie authentique. Expert en communication, il a développé le slogan : « Tout le monde a droit au bonheur ! ». Ce slogan est devenu le nom d’un groupe WhatsApp créé en avril 2025, visant à accompagner chacun dans sa quête d’un bonheur profond, enraciné dans l’authenticité, la paix et la connexion aux autres.
« Chaque semaine, le groupe explore un thème, comme un sentier nouveau dans le vaste jardin de l’existence : le bonheur en famille, l’épanouissement au travail, l’art de semer la joie autour de soi », expliquait-il. « Ici, pas de jugement. Juste des âmes en marche, des voix qui s’élèvent pour apprendre, comprendre, guérir et transmettre. Partagez vos expériences, vos doutes, vos astuces et surtout… votre bonheur. Car le bonheur, lorsqu’il est partagé, devient un héritage », précisait Jean-Paul Tchomdou, afin que chacun se sente à l’aise pour s’exprimer.
En quelques mois, près de 600 personnes du Cameroun, d’Europe, d’Amérique et d’autres pays africains ont rejoint le mouvement. On y partage des doutes, des petites victoires et des moments difficiles. La phrase d’Amadou Hampâté Bâ, « Les hommes se rencontrent, mais les cœurs se reconnaissent », y est souvent citée. Ces modèles inspirent l’AdB, illustrant que le bonheur peut être un levier de paix, un vecteur de cohésion, un moteur de développement et une exigence sociale. Comme le résumait Wole Soyinka : « L’homme libre est celui qui fait de la joie une forme de résistance. »
Guillaume Aimée Mete



