
Fédération Camerounaise de Rugby : lourdes suspensions prononcées par Rugby Afrique
La crise au sein de la Fédération Camerounaise de Rugby (FECARUGBY) connaît un nouveau rebondissement. Rugby Afrique a annoncé une série de sanctions disciplinaires visant plusieurs responsables et membres impliqués dans la gestion et le processus électoral de l’instance faîtière du rugby camerounais. Les décisions portent sur des suspensions allant de trois à cinq ans, interdisant toute implication dans les activités du rugby.
Patrice Monthé suspendu pour cinq ans
La sanction la plus lourde concerne M. Patrice Monthé, suspendu pour une durée de cinq (5) ans de toute activité liée au rugby. Présenté comme récidiviste, il ne peut prétendre au poste de président de la FECARUGBY, conformément à l’article 30 des statuts de l’institution. Cette décision marque un tournant majeur dans la gouvernance de la fédération.
Des co-listiers également sanctionnés
Dans la même dynamique, M. Njewel Simon, décrit comme tête de liste disqualifiée puis repositionné en qualité de premier vice-président de M. Monthé, écope d’une suspension de quatre (4) ans pour « contournement prémédité de la loi ».
M. Olivier Essomba, également tête de liste ayant abandonné sa candidature pour occuper le poste de deuxième vice-président aux côtés de M. Monthé, est sanctionné de quatre (4) ans de suspension pour des faits similaires.
La Commission Électorale Indépendante touchée
Les mesures disciplinaires s’étendent aussi aux membres de la Commission Électorale Indépendante (CEI).
Mme Balikissou Sadou Lady Hamadou, présidente de la CEI, est suspendue pour quatre (4) ans.
M. Tsogo Landri Olivier, 1er vice-président, écope de trois (3) ans.
M. Essapo Gérard, 2ème vice-président, est suspendu pour trois (3) ans.
M. Bokamba Pascal, 3ème vice-président, reçoit également trois (3) ans de suspension.
Mme Ojong Eret Dorothée, rapporteur général, est suspendue pour trois (3) ans.
M. Ndjina Aristide Boris et M. Bella Jacque Joel, scrutateurs, écopent chacun de trois (3) ans d’interdiction.
Une crise institutionnelle profonde
Ces décisions traduisent la gravité des irrégularités constatées dans le processus électoral et la gestion administrative de la fédération. Rugby Afrique entend ainsi réaffirmer les principes de bonne gouvernance, de transparence et de respect des textes statutaires au sein de ses fédérations membres.
La série de suspensions ouvre désormais une période d’incertitude pour la FECARUGBY, appelée à se restructurer afin de garantir la stabilité et la crédibilité du rugby camerounais sur la scène continentale et internationale.



