Cameroun- Amélioration du système de transfusion sanguine : le gouvernement requiert l’expertise de l’OMS

L’Etat camerounais à travers le ministère de la santé publique a obtenu de la Banque Islamique de développement (BID) un important financement à hauteur de plus de 18 milliards Fcfa. L’objectif étant de faire du problème de transfusion sanguine un dossier classé. Pour ce faire, l’organisation mondiale de la santé (OMS) constitue un acteur majeur sur qui compter.
Dans les hôpitaux, les formations sanitaires du Cameroun, des femmes enceintes souffrant de complications hémorragiques meurent en donnant la vie (soit 40%/an). Les enfants de moins de 05 ans souffrant d’anémies sévères et les malades ayant besoin de transfusion sanguine, entre autres les drépanocytaires succombent au couloir de la mort à cause de la pénurie du sang. Malgré les efforts du gouvernement en matière d’approvisionnement des banques de sang dans les hôpitaux, la quantité et la qualité du produit de vie demeure une denrée rare. Le Cameroun a besoin d’environ 400 000 poches de sang sécurisées pour la prise en charge médicale et chirurgical des malades. A peine 20% des besoins des besoins sont couverts (90 000 poches par an). Par ailleurs, dans les 20%, 2% seulement proviennent de donneurs volontaires.
Du pain sur la planche

Pour remédier à cette situation plutôt préoccupante, le Programme national de transfusion sanguine (Pnts) manœuvre pour trouver des solutions adéquates question de faire du rêve gouvernemental une réalité. L’appui financier de la Banque Islamique de Développement (BID) tombe à point nommé pour atteindre d’ici 05 ans, les objectifs escomptés. Soit, doter le Cameroun d’un renforcement du système de transfusion sanguine.
A chacun sa tâche
Pour atteindre cet objectif loin d’être gagné d’avance, le Ministère de la santé requiert les services de son partenaire international privilégié. L’organisation mondiale de la santé (OMS) spécialiste de la couverture santé universelle, spécifiquement en matière de sécurisation de sang signe, un protocole d’entente avec le Minsanté, le 16 juin 2018 à Yaoundé. En effet, sur plus de 18 milliards Fcfa, l’OMS bénéficie de 8 milliards FCFA pour mettre en exergue son savoir faire dans le domaine. Selon le représentant de l’OMS par intérim au Cameroun, le Docteur Phanuel Habimana « l’OMS reconnait que l’autosuffisance en matière d’approvisionnement en sang et en produits sanguins sûrs, fondée sur le don de sang volontaire et non rémunéré, ainsi que la sécurité transfusionnelle, sont les objectifs nationaux majeurs qui doivent être atteints pour prévenir de sang et relever ces défis de santé qui touchent les populations. »

A cet effet, le mémorandum signé par les deux parties, donne à l’OMS, des volets spécifiques dans l’aventure. Dans l’accompagnement du projet, elle offre son expertise à travers les consultations techniques spécifiques à la transfusion sanguine, afin d’assurer une meilleure organisation techniques des centres et du système national de transfusion sanguine, d’acquerir du matériel de qualité et d’aider à réunir les ressources humaines de qualités pour la formation du personnel « L’OMS est une organisation mondiale. Nous allons faire appel à notre expertise au niveau du Cameroun, mais également au niveau régional à Brazzaville, également au niveau du siège. Nous allons contracter des expertises venant d’ailleurs, et nous allons toujours nous assurer que le standard et les normes sur le plan de la transfusion sanguine sont respectés » dévoile le nouveau représentant par intérim de l’OMS au Cameroun, le docteur Phanuel Habimana. En outre, il ajoute que « La construction des structure spécialisées et l’acquisition des équipements sensibles et sophistiqués de laboratoire et de prodution des poches de sang et produits sanguins requiert le respect des normes et standards internationaux et matière de transfusion sanguine. En outre, l’OMS contribuera à garantir l’accréditation des 05 Centres de transfusion sanguine ».
A titre de rappel, l’OMS est un organe de l’ONU ayant pour objectif d’aider les pays à atteindre leurs objectifs sanitaires à travers leurs politiques et stratégies nationales en matière de santé. C’est dans ce sens que le nouveau représentant par intérim se dit engager à poursuivre les relations fructueuses avec l’Etat Camerounais à travers le Minsanté dont le chef de ce département ministériel André Mama Fouda, ne ménage aucun effort pour que l’accès aux soins de santé au Cameroun soit de qualité. « Je saisi cette opportunité pour lui renouveler l’engagement de notre Organisation en particulier et de l’ensemble du système des Nations-Unies au Cameroun », déclare le Docteur Phanuel Habimana.



