Cameroun- Projet CAMVERT les ONG se mènent une bataille rude!

A mesure que le projet avance, le terrain politico-administratif est de plus en plus marqué par des batailles rudes entre organisations non gouvernementales, qui pour certaines demandent à voir clair sur le cahier de charge et pour d’autres dénoncent un complot contre le projet. Une frange s’est réunie en début de week-end pour élaborer le plan d’action opérationnel 2020.


C’est un projet qui fait couler beaucoup d’ancres et de salives au seins de la société civile camerounaise et internationale. Le projet agro-industriel CAMVERT installé dans les localités de Campo et Niété établis sur 50 mil hectare de forêt, ne semble pas mettre tous les acteurs de la société de civile d’accord. Alors qu’une frange de cette société civile, dans une plate forme associative, trouve des points de collaborations avec l’entreprise, d’autres par contre dénoncent cette méthode, et tente par des pressions administrative et des descentes sur le terrain de trouver des points, qui selon eux suscitent des interrogations.
Vendredi dernier à l’effet de concrétiser les bases de cette collaborations jugée utile pour la première frange avec l’agro-industrielle, constituée des organisations non gouvernementales locales de la zone Campo-Ma’an, dont dix au total. Pour ces derniers l’objectif principale est d’élaborer un plan d’action annuel d’accompagnement des différents parties prenantes et de réfléchir sur la meilleur stratégie ou structure de fonctionnement de la plateforme afin de la rendre visible dans son développement.
En clair nous explique un des responsable de la plateforme, « il est question de s’assurer de plus prêt du respect des différents cahiers de charges environnementale et sociale de l’agro-industrie CAMVERT. Ceci à l’effet de trouver un cadre de dialogue permanent pour que les intérêts des différentes parties soient respectés, surtout celles des populations riveraines; il est donc question d’élaborer un chronogramme d’activités annuels à cet effet. »
Il y a quelque temps, les premiers plants de l’agro-industrie étaient mis au sol du coté de Campo au cours d’une cérémonie faste, qui aura connue la participation des autorités à la fois administratives et traditionnelles de la place. Une Cérémonie qui aura une fois de plus attirée la curiosité des organisations non gouvernementales internationales, qui continuent d’enquêter, et dénoncent des vices de procédures à la fois dans l’élaboration et l’implémentation du projet en lui même et de son cahiers de charge.
Un procès ici, qualifié par l’autre frange d’ONG, de procès en sorcellerie, qui à leur tour dénoncent un complot contre le projet des ONG à la solde de certaines puissances tapis dans l’ombre, qui n’ont pas intérêt à voir le développement au Cameroun. Mais si elles reconnaissent que tout n’est pas rose, sur la mise en place du projet, il faut selon elle reconnaître que beaucoup est entrain fait pour le respect des différents cahiers de charges.
Une situation qui jusqu’ici n’a pas encore fait réagir les responsables du projet CAMVERT, dont des sources annoncent une communication spéciale à cet effet. Mais pour l’heure ils se disent ouvert à toute démarche visant à prouver la transparence de l’entreprise. Une transparence qui ne semble pas convaincre l’autre frange d’ONG, qui se dit déterminer à aller jusqu’au bout pour voir clair sur le projet et veiller au respect des droits des populations. En attendant les activités se poursuivent sur les sites, les jours qui arrivent s’annoncent chargés autour de cette actualité qui ne cesse de défrayer la chronique!



