Cameroun- Inondations à Kribi quand le scandale de la relocalisation de 1998 rattrape l’Etat
Une enquête menée par la rédaction d’Afrikinfo, révèle que plusieurs familles touchées par les récentes inondations à Kribi, dans les quartiers impactés se trouvaient pourtant recensées, lors des inondations de 1998, et relocalisées au quartier NZIOU lieudit antenne Orange, n’ont pu entrer en possession des lots mis à disposition et revendus dans un marché noir.
C’est une situation critique pour les centaines de familles touchées par les récentes inondations ayant frappé la cité balnéaire de Kribi le weekend dernier. Alors que l’évaluation des dégâts se poursuit dans les différents sites des arrondissements de Kribi premier et Kribi deuxième, l’épineux dossier du scandale de la relocalisation des populations décidé par l’Etat en 1998, suite aux mêmes inondations refait surface.
En effet c’est la réunion convoquée par le Maire de la ville Guy Emmanuel SABIKANDA et les populations sinistrées ténue dans ses services, qui va relever le drame de plusieurs familles sur les sites visiblement pas du tout méconnu des services publics. Le recensement des domiciles impactés dont les propriétaire ont reçu des sommations de déguerpissement, va révéler à la grande surprise, que plus d’une trentaine d’entre ces derniers s’y trouvent depuis 1998 dans les quartiers MOKOLOS, ZAÏR, NDOMBE, malgré l’octroi des espaces de relocalisation décidé par l’État, à la suite des inondations.
A nouveau frappé 25 ans après le drame de 98, ces familles pour la trentaine ne sont pas rentrées en possession des espaces donnés au quartier NZIOU lieudit antenne Orange. Bien que pour certainses disposant encore des documents relatifs aux espaces à elles attribuées, ces familles sinistrées, disent avoir entamé des démarches sans succès, pour rentrer en possession desdits espaces, dont la grande majorité occupée aujourd’hui par de personnes visiblement qui pour la plupart n’avant rien à voir avec le sinistre de 98.
Mathieu est le nom d’emprunt que nous donnons à une des victimes qui a sollicité l’anonymat. « Je suis sinistré pour la deuxième fois, en 1998 j’étais de ceux qui ont été touché au quartier MOKOLOS, l’Etat m’avait attribué le lot numéro 2, je suis arrivé sur le site j’ai trouvé un Monsieur originaire du NOUN, qui y réside d’ailleurs jusqu’aujourd’hui. J’ai été bastonné sur place parc que je venais occuper mon espace, j’ai décidé de rester attendre la mort à MOKOLOS et voilà ça aujourd’hui » explique t-il. Tout à côté de lui, une sexagénaire visiblement dit être propriétaire du Lot 14, elle explique avoir donné ces documents au chef de quartier qui lui aurait remis 100 mil francs CFA, pour photocopie sauf que jusqu’à date, lesdits documents ne lui ont jamais été remis. « J’ai demandé au chef depuis où se trouvent mes documents, qu’il a pris pour aller photocopier, où sont mes documents, je lui encore demandé récemment, et j’ai dis s’il veut qu’il vienne reprendre ses 100miles. » Clame t-elle.
C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre désormais avec l’apparition de la relocalisation des sinistrés de 1998. Les sinistrés disent saisir dans les tous prochains jours le préfet de l’Océan afin que lumière soit faite sur la situation des espaces attribués, lors du sinistrz de 1998. Une affaire qui cache mal un scandale foncier, telque l’Océan en connait au quotidien. En attendant, ces populations pour certaines, sans domicile depuis les dernières inondations ont 72h pour quitter les espaces sinistrés avant la grande casse annoncée par les autorités de la ville.



