Cameroun Covid-19: les peuples autochtones de Niété parés contre la propagation de la pandémie

. L’Organisation Non Gouvernementale African Wildlife Foundation (AWF), sillonne depuis le début de la semaine, les neuf campements des communautés autochtones Bagyelis dans l’Arrondissement de Niété, à l’effet de les soutenir dans le cadre de la lutte contre la pandémie du COVID-19. L’appui octroyé consiste à la tenue des ateliers de formation pour la fabrication des outils barrière (masque, savon, gel hydroalcoolique), aux causeries éducatives de sensibilisation, à la remise des aides de divers ordres (seaux, masques, etc.)
L’ONG et ses partenaires BACUDA, TF-RD) apportent ainsi leurs contributions aux côtés des pouvoirs publics.

On ne le dira jamais assez, la pandémie du COVID-19, est bien réelle et ses ravages au sein de la société se comptent de plus en plus, tant sur les plans social, qu’économique et sanitaire. La mise en place des mesures de lutte contre cette dernière, semble pour les couches vulnérables difficiles d’accès au Cameroun au vu de la conjoncture économique. Et la pandémie n’arrange rien à la situation. En l’absence d’un vaccin et d’un traitement précis pour le moment, il est donc plus que jamais indispensable d’observer les mesures pratiques afin d’inhiber, à défaut de juguler la propagation de cette maladie.

Dans l’Arrondissement de Niété, on dénombre neuf campements, de plus 400 âmes dont la grande majorité compte parmi les couches vulnérables. Et parmi celles-ci, on trouve en bonne place les peuples autochtones Bagyelis. C’est alors dans l’optique de les aider à faire face à la pandémie que L’ONG African Wildlife Foundation s’est mobilisée avec ses partenaires pour apporter à ces derniers, un soutien logistique et intellectuel afin de barrer la voie à la pandémie. Stéfany NOUMEYI est responsable de projet à la Fondation Africaine pour la Faune, une organisation qui milite pour que la faune et les terres sauvages prospèrent dans une Afrique moderne. « C’est fort de cette mission que nous avons pensé que les peuples autochtones, gardiens par excellence de ces terres et de cette faune, ne devraient pas être lésés en ces temps de crise sanitaire mondiale », explique-t-elle

» Elle ajoute « nous avons souhaité que ces activités se déroulent de façon à ce qu’elles soient participative et qu’elles puissent concerner l’ensemble de ces communautés vulnérables afin que personne dans ce groupe spécifique ne soit exclu. C’est la raison pour laquelle nous avons intégré parmi les facilitateurs des personnes ou groupes proches de ces communautés, telle que l’association BACUDA »

A l’issue de l’atelier de formation donnée par Tropical Forest ans Rural Development (TF-RD), près de 40 femmes Bagyelis venus ont fabriqué près de 550 morceaux de savons qui seront distribués à l’ensemble des neuf campements, en plus de l’important matériel constitué des seaux, denrées alimentaires et des masques. Et pour s’assurer que la lutte continue, une vaste campagne de sensibilisation sur les gestes barrières a été organisée à chaque étape. Une initiative saluée par les autorités locales, qui n’ont pas manqué d’assister la caravane de bout en bout. 



