Cameroun: Hevecam asphyxie les employés

Enquête sur les crimes des droits de l’homme à Hevecam Acte 1. Hevecam durcit le ton contre les journalistes, les conditions d’entrée dans les villages de la société agro-industrielle sont de plus en plus dures pour les hommes de presse qui visiblement ne sont plus les biens Venus ici.
Depuis l’entrée principale, des consignes sont donc données clairement par la hiérarchie, dit-on pour bloquer systématiquement les journalistes et les renvoyer vers la ville. J’en ai vécu la dure expérience hier, mais c’était sans compter sur ma témérité, et mes milles touches dans mon Sac. Cette situation plus que suspecte cache mâle, le malaise des populations d’Hevecam que tente d’étouffer les responsables l’entreprise.
Lundi, l’entreprise a officiellement rendu la liste des 1447 employés licenciés. Dure dure, l’ambiance est lourde à Hevecam, c’est des pleures, des cris et des lamentations, au seins de ces milliers des familles jetées à la rue, du jour au lendemain, dans le silence total, certains diraient impuissant et d’autres complices des autorités administratives de la ville, et la république tout entière.
Car depuis l’annonce de licenciement, comment comprendre que ni le délégué du travail, ni celui de l’emploi encore moins le préfet n’ont daigné faire la moindre descente sur le terrain pour tenter de comprendre les réels motifs de cette décision insupportable pour les populations.
Elles sont amères les populations pas moins contre HEVECAM, mais contre l’Etat qui les abandonne. Ma Première nuit hier dans les quartiers du v1 au v12 que j’ai parcouru est un véritable cauchemar, des familles désemparées, déboussolées, qui craignent encore plus pour le respect de leurs droits, alors que la procédure de licenciement n’a pas été respecté par l’entreprise. Le simple mot de « l’Etat fera son travail » ne suscite guerre de l’enthousiasme.
L’ambiance est lourde, il manque des mots pour décrire le cauchemar que vivent les citoyens de la république du Cameroun, dans cette terre, visiblement transformée en un État dans un État, on dirait un vatican bis.
Depuis l’annonce officielle des mesures gouvernementales contre la pandémie de Covid-19, tout a basculé à 180 dégré pour ces camerounais et camerounaises. Hevecam mieux qu’un lieu de service est devenu une grande prison. Le marché saisonnier fermé sans que le palliatif soit trouvé pour ces centaines de milliers d’âmes. Il faut se débrouiller comme on peut, pour trouver de quoi nourrir sa famille, le top management a durci le ton, rien n’entre à Hevecam.
Une asphyxie qui, mieux que le corona, aura fait de nombreux dégât dans les ménages. Même pas la levé des mesures par le gouvernement n’aura fait plier le Directeur général. Les portes à Hevecam se ferment à 18h, plus personne n’entre et plus personne ne sort. Une mesure amplifiée par les éléments zélés Sur le terrain, qui l’appliquent sévèrement à la tête du client. Un vrai cauchemar pour les populations, qui semblent ne point inquiéter l’administration locale, qui ferme les yeux sur le calvaire vécu par les populations à Hevecam, on dirait le porte feuille de l’entreprise les met tous au garde à vous.
Une situation qui semble se confirmer, avec le licenciement abusif des 1447 employés, qui se gère jusqu’à l’heure sans commentaire des autorités camerounaises, tant locales que nationales. 1447 familles dans la rue, l’entreprise dit évoquer des raisons économiques dues à la pandémie. Mais le dispositif répressif mis en place par cette entreprise, contre les hommes de médias, laisse perplexe sur une vérité qui ne saurait se cacher longtemps. Une question me vient à l’esprit, le conseil d’administration dirigé par le vice premier ministre Jean Kuete, a t-il validé ce plan impérialiste, coloniale esclavagiste que subit les camerounais ? Le temps nous le dira, j’entame ma deuxième nuit à Hevecam, je compte mener cette enquête jusqu’au bout. Les trafics, influences n’auront aucun effet sur ma personne, le monde doit savoir ce que vivent des êtres humains dans cette caserne des temps modernes.



