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Cameroun – JIF 2018: Les femmes rurales, aux abois

A ce jour de la 33ème édition de la fête internationale de la femme, certaines femmes riveraines se sentent abandonner à elles-mêmes par les pouvoirs publics qui voient leur espace vital occupé par des quelconques firmes multinationales.

Selon le secrétaire Exécutif du Réseau des Acteurs du Développement Durable, Marie Créscence Ngobo, l’heure est grave en Afrique. Les femmes africaines en général et en particulier au Cameroun souffre du phénomène d’expropriation. « Une femme rurale quand on lui a pris la terre, qu’est-ce qu’elle devient, rien du tout » a expliqué t elle. Elle ajoute par ailleurs qu’« à partir de là d’autres problèmes s’ensuivent elle n’a plus de revenu, elle ne peut plus nourrir sa famille, elle devient dépendante sur le plan alimentaire, sur le plan économique ». Ce problème semble t – il, tirer sa source de l’Etat garant des terres.

Suite à la crise économique, le gouvernement camerounais a décidé de privatiser certaines sociétés nationales. C’est ainsi la Société Camerounaise de Palmeraie en fait partir de cette nouvelle réforme économique. Sauf que les accords signés entre les deux parties sont de nature à rendre la vie difficile aux communautés riveraines notamment pour la nouvelle équipe dirigeante de la (Socapalm). Cette dernière botte en touche les clauses à elle assignées par l’Etat camerounais à l’instar de la rétrocession de 20 hectares de terres aux communautés riveraines compte tenu de l’augmentation de la population, mais aussi de poursuivre les missions de services publics dans ladite localité. Mais selon des sources concordantes, la Socapalm nouvelle version piétine ces décisions, ceci au vu et au su des autorités administratives compétentes. Face à cette sourde oreille, le Radd a lancé une pétition au niveau international qui a bénéficié d’environ quatre mille signatures. D’après le Secrétaire Exécutif, ce sont ces signatures que nous sommes en train de déposer sur les tables des décideurs. « Nous avons sollicité trois ambassades, la Belgique, la France et la Chine qui n’ont pas donné suite à une demande d’audience et par contre l’Union Européenne, l’ONU Femmes et le Ministère de la promotion de la femme et de la famille nous ont reçu hier (c’est-à-dire le 6 mars 2018… Ndlr) » a-t-elle élucidé.

L’objectif de cette association est de faire un plaidoyer, du moins apporter des facilités pour que ces femmes aient accès à la terre cultivable. « Dans tous les pays, ces femmes exigent qu’on leur rende leur terre. Nous disons non à ces projets qui exclue les riverains dans le processus de développement, oui à de grands développements inclusifs » a-t-elle souligné. Au cours de leur assise, un thème était à l’ordre du jour « Intensifier les luttes contre les discriminations faites aux femmes riveraines des grandes exploitations de mono cultures agricoles et développer les partenariats pour le développement durable ».

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