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Cameroun- Lutte contre l’onchocercose : Seulement deux cas de décès enregistrés en 2018

La commission scientifique du Centre de recherche sur les filarioses et les maladies Tropicales (Crfilmt) a tenu sa 9ème session annuelle, le 08 février dernier à Yaoundé. Le bilan augure de lendemain sans Onchocercose au Cameroun.

Réuni au siège du Crfilmt à Yaoundé, le Professeur Jacques Kamgno directeur du centre et des experts des maladies dites tropicales ont évalué l’état d’avancement du cas Onchocercose à ce jour. En effet, suivant la phase de présentation des résultats, un accent est mis sur les résultats de la phase d’opérationnalisation du traitement de l’onchocercose par la stratégie Test and Treat (TNT).

Il ressort qu’en 2018, seulement deux cas de décès ont été enregistrés. Ceux-ci se comptent dans deux villes, soit, les villes d’Edéa (Littoral du Cameroun) et à Sangmelima (Sud Cameroun). Selon le Professeur Jacques Kamgno, ces cas de décès enregistrés s’expliquent du fait que « Ces deux personnes avaient en plus, une maladie connexe. Entre autre, les deux cas étaient aussi déclarés séropositifs.

Par ailleurs, les chiffres rendus publics en février 2017 par l’anien ministre de la santé publique, André Mama Fouda, faisaient état d’un taux de prévalence au niveau national d’environ 30%. Les taux de prévalence dans les régions du Centre et du Littoral sont respectivement de 50% et 60%. A cette période, on pouvait remarqué une réticence pour combattre contre cette pathologie handicapante pouvant provoquer des atteintes cutanées et des atteintes oculaires pouvant conduire à la cécité. A cet effet, le gouvernement a lancé une stratégie de traitement à l’Ivermectine sous directives communautaires (TIDC), axée sur la distribution annuelle dans les communautés de l’Ivermectine ou Mectizan. La première campagne de ce genre a été lancée dans six aires du district de santé d’Okola (arrondissement située à une trentaine de kilomètres de Yaoundé), en 1999. Malheureusement, le traitement a provoqué chez certaines personnes de graves effets secondaires.

Une nouvelle démarche mise sur pied par une équipe de chercheurs du Centre de recherche sur les filarioses et autres maladies tropicales (CRFILMT) dirigée par le Prof. Joseph Kamgno,  à mener des investigations sur le terrain a permis de comprendre que c’est la co-endémicité avec une autre filaire, la Loase, qui été responsable de ces accidents thérapeutiques. En effet, les personnes à risque de faire des effets secondaires graves, sont celles qui hébergent des charges très élevées de la filaire Loa Loa (parasite responsable de la loase) dans le sang. C’est ainsi que ledit centre que dirige le Pr Joseph Kamgno, a mis sur pied une nouvelle approche basée sur la stratégie « Test and Treat » en français Tester et Traiter (TNT). Une approche qui consiste à tester systématiquement les populations avant de leur administrer le Mectizan. Celles qui ne peuvent pas recevoir le Mectizan sont prises en charge de manière spécifique.

Avec l’appui de la France, à travers l’Institut pour la Recherche et le Développement (IRD) et le gouvernement camerounais, la première campagne de la nouvelle stratégie a été lancée à Okola en 2015. Elle a permis de tester et traiter 16 000 personnes dans cet arrondissement qui abrite une population estimée à environ 50 000 personnes. En mars 2017, après une campagne de communication intense, André Mama Fouda, a lancé toujours à Okola, une autre campagne de Test and Treat. Le CRFILMT fait savoir que les résultats sont un franc succès. En quelques semaines seulement, près de 21 000 personnes ont subi le TNT. En tout, 37 000 personnes ont été testées et traitées en 2 ans.

En 2018, seulement deux cas n’ont pas pu être traiter à temps.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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