
Cameroun-La voix des femmes en ligne : un espace d’initiatives, de défense et de sensibilisation
Dans un monde où les femmes sont de plus en plus présentes en ligne, les réseaux sociaux et les plateformes digitales sont devenus des outils d’initiatives importantes pour la défense de leurs droits, la sensibilisation, et d’expression de leurs voix. Ainsi, dans le cadre de la communauté de pratique, projet institué par les ONG PROTEGE QVet POLLICY qui vise à donner une meilleure visibilité aux femmes, nous avons choisi de faire un zoom sur certaines femmes qui à travers l’espace numérique se distinguent dans divers domaines pour faire entendre leurs voix.
Au Cameroun, les femmes sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux soit environ 41,2 % ( selon les données de la Banque mondiale) Leurs fortes présences sur des plateformes numériques se justifient par le fait d’amplifier leurs voix et donner une visibilité a leurs travaux. Qu’il s’agisse de la promotion de leurs entreprises, de partage de leurs expériences ou de sensibilisation sur des questions importantes, les femmes de la communauté de pratique mise sur pieds pas les ONG PROTEGE QV et POLLICY sont actives en ligne et déterminées à se faire entendre.
Les femmes qui sensibilisent sur des questions importantes
Qu’il s’agisse des thématiques telles que la santé reproductive, l’éducation des filles ou les droits des femmes, aucuns sujets n’est botte en touche dans leurs différentes interventions en ligne. « Depuis 4 ans, nous avons organisé des éditions dans le sens de réunir des participantes, des experts pour partager ce qu’il y a de mieux dans l’utilisation des réseaux sociaux, parce que nous pensons qu’instruire les femmes et la jeune fille, c’est assurer un futur meilleur pour notre nation. Nous utilisons les réseaux sociaux pour former et s’informer tout en essayant au mieux d’en faire un usage responsable, pour pouvoir être capable d’impacter les personnes qui nous lisent et nous suivent. » Confie Kopong Doho Nadège Laure, responsable genre et inclusion sociale à L’IGF Cameroun.
Quant à Oli Bilias Marie-Noëlle, vice-présidente de l’association camerounaise d’éducation aux medias, « j’utilise régulièrement les réseaux sociaux pour amplifier ma voix en ce qui concerne la parentalité numérique et à la façon donc les écrans doivent être aujourd’hui utilisés en famille pour favoriser le bon développement des enfants. Ce que je fais en ligne depuis un bon moment, c’est la formation des parents et professionnels de l’enfance en ce qui concerne les différents troubles liés à la consommation des écrans, les stratégies liées à la gestion du temps d’écran en ligne… Ce champ d’action s’étend également à la fibre adolescente avec laquelle nous travaillons sur des thématiques telles que le cyber harcèlement, la cyberpornographie… Régulièrement en ligne, nous organisons des webinaires nationaux et internationaux pour débattre de la question et des séries de formations à estimations des parents pour leur donner des outils concrets qu’ils vont devoir appliquer dans leurs différents domiciles, car la famille est le premier maillon de socialisation. Les retombées sont visibles et augure des lendemains meilleurs, car avec de nombreux partenaires, nous essayons de voir comment l’éducation aux medias peut être intégrer dans les programmes scolaires au Cameroun. », fait-t-elle savoir.
Les femmes qui osent s’exprimer
Construire une société plus égalitaire dans laquelle les femmes auront plus d’influence pour être des actrices de développement, tel est la vision portée par le combat que mène en ligne Florinda Melingui, au travers des articles, spots, webinaires et même témoignages vidéos des femmes victimes de violences basées sur le genre, « Nous voulons à travers nos actions soutenir les jeunes femmes et filles en faisant d’elles des actrices de changement dans la politique. Nous œuvrons donc à l’épanouissement et à l’émancipation des jeunes femmes et filles à travers le droit à l’éducation, la défense et la promotion des droits de la femme par la lutte contre les violence faites aux femmes et aux filles, l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, et l’autonomisation. Nous ciblons spécifiquement les adolescentes défavorisées, les jeunes filles déscolarisées, les jeunes filles victimes de violences sur toutes leurs formes. Quand une femme est victime de violence en ligne, nous lui venons en aide de façon psychologique, médicale ou juridique. Notons que les réseaux sociaux nous permettent de partager nos informations sur les droits des femmes et mobiliser les gens pour agir. », Explique la chargée de communication digitale de la plateforme « sourires de femmes ».
La protection des enfants en ligne, tel est le combat que mène depuis plus de 5ans déjà l’association « Au nom de nos enfants », porté par Carole Leuwe, « Nous faisons la sensibilisation sur la protection des enfants en ligne en conseillant les parents sur le type d’information qu’ils doivent véhiculer à leurs enfants ; nous sensibilisons les parents sur le type d’image de leurs enfants qu’ils doivent diffuser en ligne, car une image mal choisie peut exposer les enfants. Maintenant, pour les jeunes adolescents qui possèdent des téléphones, nous leur donnons des conseils, sur comment aller en ligne et leur montrer le bon côté de la toile ainsi que ces revers. Nous nous intéressons également aux enfants a besoins spéciaux notamment avec les enfants autistes et sourds-muets avec des recherches nous montrons à ces parents comment communiquer avec leurs enfants. Nous organisons également des campagnes de sensibilisation sur les violences faites aux enfants que ce soit en ligne ou hors-ligne, car depuis quelques temps, nous constatons une multitude d’enlèvements d’enfants qui par la suite sont retrouvés morts avec des parties de leurs corps en moins. Notre combat est celui de la sensibilisation à plus de vigilance à tous les niveaux avec l’implication des parents et d’autres acteurs sociaux. », Fait-t-elle savoir.



