Cameroun- Zanga Crick Nelson, « Nous faisons honneur au Cameroun, parce que nous sommes la première mine qui va produire en 2026, 3,6 millions de tonnes de minerais de fer/an. »
Cameroun- Zanga Crick Nelson, « Nous faisons honneur au Cameroun, parce que nous sommes la première mine qui va produire en 2026, 3,6 millions de tonnes de minerais de fer/an. »

Cameroun- Zanga Crick Nelson, « Nous faisons honneur au Cameroun, parce que nous sommes la première mine qui va produire en 2026, 3,6 millions de tonnes de minerais de fer/an.
Dans un entretien exclusif, le Directeur Technique de la Cameroon Mining Company, évoque les contours du projet de fer de Mbalam, son impact économique et social et les retombées à long terme pour le Cameroun.
D’emblée parlez-nous de la CMC : création ; missions et objectifs visées
« Nous sommes une société en charge du développement du projet d’exploitation du minerai de fer de Mbalam. Nous sommes une société de projet qui a été créé en 2022, et ce projet vise à produire à partir de l’année 2026, 3,6 millions de tonnes de minerais de fer/ an et à partir de la 5e et 6e année, passé à 18-20 millions de tonnes de minerais de fer/an.>>
Quel sera l’impact de ce projet dans l’économie camerounaise ?
« Nous allons influencer sur la balance commerciale du Cameroun. Vous imaginez une entreprise qui exporte 18 millions de tonnes de minerais de fer, cela va amener beaucoup de flux financier dans l’économie. Sur le plan social, il y aura plusieurs milliers d’emplois directs et indirects qui seront créé.>>
Quelle est la particularité de la CMC comparativement aux autres sociétés minières ?
« Le fer de Mbalam c’est le fleuron de la mine au Cameroun. Dans nos gisements, nous avons le DSO ( Direct Shipping Or), ça veut dire un minerai aussi enrichi qui est prêt à l’utilisation. Avec ce minerai, ça nous permet de vite entrer en production comparativement à d’autres entreprises. L’entrée en production effective CMC c’est dès l’année prochaine.>>
On suppose que vous bénéficiez du soutien de la tutelle…
<<Il faut dire que nous avons de très bons rapports avec le ministère des Mines et du développement technologique, c’est un très bon soutien, ils nous ont accompagnés dans tous les étapes de maturation de ce projet, et nous travaillons main dans la main.>>
Quels sont les secteurs clés qui vont directement bénéficier de ce projet ?
« Il y a d’abord le secteur minier, qui vous le savez est un peu en hibernation au Cameroun. Rien que vois la mine de fer de Mbalam en production, sera pour le Cameroun, la sous-région un grand succès. Nous avons le secteur des transports qui va se développer, car nous allons commencer par transporter le fer par voie routière, après par le chemin de fer qui va se créer pour transporter le minerai. Nous avons aussi le secteur maritime, car nous avons un projet de construction du terminal minéralier à Kribi, qui est en train de prendre corps. Sans oublier tous les autres secteurs notamment le secteur de manutention, le secteur de l’énergie, les ressources humaines, le transfert de compétences. Bref, nous avons beaucoup de sociétés sous-traitantes dans le domaine qui nous accompagne dans ce projet et qui vont profiter des retombées.>>
Lors du CIMEC 2024, vous avez reçu un prix des mains du ministre, Pr Fuh Calistus Gentry, un an après, quelles sont les retombées que ce prix vous a apportées ?
« C’est une distinction honorifique, cela nous a placé dans le chapeau des sociétés minières au Cameroun. Cela nous a amené beaucoup plus de visibilité sur le plan national d’abord parce qu’il y a beaucoup d’entreprises qui ne connaissaient pas notre existence et ce qu’on faisait. Maintenant, sur le plan international, cela nous a permis d’accroitre notre force et nous pensons que nous allons continuer à travailler pour qu’on puisse garder cette très haute distinction. Nous faisons honneur au Cameroun parce que nous sommes la première mine qui va entrer en production.
Entretien mené par Myriane DJAMEN



