Samuel Eto’o appelé à financer le contrat de David Pagou selon un média

Le financement du salaire du sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun, David Pagou, alimente un vif débat sur la répartition des responsabilités financières. Un point de vue relayé par le média Surlivons Les Lions soutient que cette charge devrait revenir à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et à son président, Samuel Eto’o, et non au gouvernement.
Un lourd passif financier pour l’État
L’argument central s’appuie sur le coût élevé supporté par les finances publiques ces dernières années en raison de ruptures abusives de contrats d’entraîneurs. L’État, employeur officiel du sélectionneur des Lions Indomptables, a dû verser d’importantes indemnités à plusieurs techniciens limogés avant le terme de leur mandat.
Des montants substantiels ont ainsi été déboursés, notamment pour Volker Finke, Hugo Broos, Clarence Seedorf et Toni Conceição. Au total, ces quatre cas auraient coûté plus de deux milliards de francs CFA au Trésor public.
La situation de Marc Brys comme cas d’école
La gestion du dossier de l’ancien sélectionneur Marc Brys illustre la nouvelle posture des autorités. Malgré son éviction en 2024, son contrat, qui court jusqu’en décembre 2026 avec un salaire mensuel d’environ 30 millions de FCFA, est toujours honoré par l’État. Cette décision viserait à éviter une nouvelle procédure coûteuse devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et le paiement d’une lourde indemnité.
Cette approche a conduit le gouvernement à adopter une position ferme : il continue de rémunérer Brys jusqu’à l’échéance de son engagement et refuse de financer un deuxième salaire pour le même poste.
La Fecafoot mise en cause
Le raisonnement conclut que puisque la Fecafoot, sous la direction de Samuel Eto’o, a validé la nomination de David Pagou en septembre 2024, c’est à elle de supporter la charge salariale du nouvel entraîneur. Cette clarification des rôles est présentée comme la solution pour apaiser les tensions et assurer une gestion sereine de l’équipe nationale.
Le débat met ainsi en lumière les complexités de la gouvernance du football camerounais, où les responsabilités entre la fédération et l’État restent un sujet récurrent de friction.



