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Cameroun – Jean Claude  DONGMO TANDA:  « Voilà pourquoi nos champions disparaissent de nos mémoires »

Cameroun - Jean Claude  DONGMO TANDA:  « Voilà pourquoi nos champions disparaissent de nos mémoires »

Cameroun – Jean Claude  DONGMO TANDA:  « Voilà pourquoi nos champions disparaissent de nos mémoires »

Dans une sortie, le triple champion successif du SIARC depuis sa creation en 2008 s’exprime sur les raisons pour lesquelles les champions disparaissent des radars. Et pourtant, pour le promoteur du SABADE, ces derniers représentent un trésor pour les générations à venir… 

« Voilà pourquoi nos champions disparaissent de nos mémoires »

Après ma précédente publication sur la place de nos anciennes gloires, une autre réflexion s’est imposée à moi.

J’ai ressenti à la fois de la fierté… et une certaine tristesse.

Oui, Samuel Eto’o Fils est un patrimoine national. Il est l’un des plus grands ambassadeurs du Cameroun et son parcours mérite le respect de toute la Nation.

Mais une question me préoccupe : pourquoi savons-nous si bien célébrer certaines légendes, alors que les champions de nombreux autres domaines tombent dans l’oubli dès le lendemain de leur sacre ?

Un titre ne devrait jamais être une récompense éphémère.

Il devrait être le début d’une responsabilité : celle de transmettre, d’inspirer et de faire rêver.

Un champion local n’a pas forcément eu la chance d’aller conquérir le monde. Pourtant, son parcours peut transformer la vie de milliers de jeunes dans sa ville, sa région ou son métier.

Imaginez un instant que chaque corporation, chaque ministère, chaque ordre professionnel, chaque organisation fasse vivre ses propres champions avec la même constance qu’elle célèbre les grandes vedettes nationales.

Le Cameroun ne compterait pas seulement quelques figures emblématiques.

Il compterait des milliers d’ambassadeurs de l’excellence.

Des femmes et des hommes capables d’inspirer la jeunesse dans l’artisanat, l’agriculture, les sciences, l’industrie, la culture, l’enseignement, la santé, l’entrepreneuriat et bien d’autres domaines.

C’est ainsi que naît un véritable label Cameroun.

Le problème n’est pas de célébrer Samuel Eto’o.

Le problème est d’oublier les autres.

Car un champion ne se démode jamais.

Il appartient à l’histoire de son domaine.

Et la grandeur d’une institution se mesure aussi à sa capacité à honorer celles et ceux qui ont fait sa réputation.

Les trophées récompensent une performance.

La mémoire, elle, construit une nation.

Un pays qui veut se développer doit fabriquer des rêves accessibles. Il doit montrer à chaque enfant qu’il existe, près de chez lui, des femmes et des hommes qui ont réussi et qui peuvent lui dire : « Moi aussi, j’ai commencé ici. »

C’est cette culture de la reconnaissance et de la transmission qui fera naître les grandes générations de demain.

La vision TANDA LEGACY est simple : les champions ne doivent pas seulement être applaudis le jour de leur victoire. Ils doivent devenir des repères pour toute une génération.

ce texte porte une vision qui doit interpeller sérieusement les organisateurs :des évènements .

la valeur d’un champion ne réside pas seulement dans son palmarès, mais dans sa capacité à inspirer les générations suivantes. C’est un devoir universel, qui dépasse mon expérience personnelle et rejoint la vision de TANDA LEGACY :

bâtir un héritage fondé sur la transmission plutôt que sur la seule reconnaissance.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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