Politique

Elecam lance la construction de son siège régional à Ngaoundéré

L’organe électoral camerounais, Elections Cameroon (Elecam), a officiellement lancé la construction de son nouveau siège régional et départemental à Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée le 28 janvier 2026, en présence du directeur général de l’institution, Erik Essoussé, et du gouverneur de la région, Kildadi Taguieke Boukar.

Un investissement public pour une institution stratégique

Ce projet immobilier d’envergure, dont le coût est estimé à un milliard de francs CFA, est financé par le Budget d’Investissement Public (BIP). Il s’inscrit dans une stratégie nationale de développement des infrastructures d’Elecam, initiée en 2023. L’objectif est de doter l’institution en charge des élections de locaux pérennes et fonctionnels, mettant ainsi fin à une période de location jugée préjudiciable à ses services déconcentrés.

Le complexe sera construit sur un terrain de 6 483 mètres carrés situé dans le quartier administratif de la ville. Il est conçu autour de trois composantes principales. Le siège régional, un bâtiment de plus de 3 000 m² sur deux niveaux, comprendra 22 bureaux, une salle de conférence, une bibliothèque et un espace sécurisé pour le stockage du matériel électoral. Il intégrera également des aménagements pour l’accueil des personnes à mobilité réduite.

Modernisation et autonomie énergétique

Le projet inclut la construction d’une agence départementale de plain-pied pour la Vina, ainsi que la réhabilitation complète de l’antenne communale de Ngaoundéré 1er. Pour garantir son autonomie opérationnelle, le futur siège sera équipé d’un forage d’eau, d’une centrale solaire et d’un système de sécurité avancé, des mesures destinées à pallier les éventuelles coupures de services publics.

Pour la direction d’Elecam, cette « politique de construction » poursuit un double objectif : offrir un cadre de travail digne à son personnel et, par conséquent, renforcer la crédibilité et la stabilité de l’institution aux yeux du public. La déléguée régionale pour l’Adamaoua, Mme Nana Ndjily Stephanie Noelle, a salué cette étape, y voyant la fin d’une ère d’instabilité immobilière. La durée prévisionnelle des travaux est de trois ans.

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