Sport

Doucet critique l’unanimité africaine pour Infantino après la CAN 2026

Une décision qui suscite des interrogations sur la gouvernance

La décision de modifier la périodicité de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), annoncée par le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Patrice Motsepe, continue de susciter des réactions au-delà du terrain. Alors que la 35e édition se tenait au Maroc, il a été acté que la compétition phare du football continental passerait d’un rythme biennal à un cycle de quatre ans.

Cette annonce, faite en marge du tournoi, a relancé le débat sur les processus décisionnels au sein de l’instance dirigeante du football africain. Des voix s’élèvent pour interroger la légitimité et la forme de cette modification majeure du calendrier.

L’unanimité africaine à la FIFA pointée du doigt

Le journaliste français Philippe Doucet a récemment mis en lumière ce qui pourrait s’apparenter à un alignement constant des fédérations membres de la CAF sur les positions de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Il a rappelé que lors de la dernière élection à la présidence de la FIFA, l’ensemble des 54 associations africaines avaient accordé leur suffrage à Gianni Infantino.

Pour l’observateur, cette unanimité parfaite soulève des questions quant à l’existence d’un véritable débat démocratique au sein de la confédération. L’absence de dissension lors d’un vote aussi important est, selon son analyse, révélatrice d’une dynamique de groupe susceptible d’influencer d’autres décisions stratégiques.

La question de la compétence de l’Assemblée Générale

La controverse porte notamment sur l’instance habilitée à valider un changement aussi structurel que la fréquence de la CAN. Certains acteurs du football africain s’interrogent : une décision de cette ampleur ne devrait-elle pas relever de l’Assemblée Générale de la CAF, plutôt que d’une simple annonce présidentielle ?

Toutefois, la complexité et le manque de clarté perçus des règlements internes de l’organisation compliquent toute remise en cause formelle. Cette opacité réglementaire est régulièrement citée comme un frein à la transparence et à la contestation des orientations prises.

L’annonce du passage à une CAN tous les quatre ans a donc reçu un accueil mitigé dans le paysage footballistique africain. Si l’objectif affiché est d’alléger un calendrier international saturé et d’augmenter la qualité sportive, la méthode employée et les implications à long terme continuent de diviser observateurs et professionnels du secteur.

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