Aristide Mono critique la gestion du contrat SGS et le rôle du Premier ministre

L’analyste politique Aristide Mono a livré une analyse critique de la gestion du contrat liant la société SGS au Port Autonome de Douala (PAD). Ses propos, tenus lors d’un débat télévisé le 1er février 2026, pointent les dysfonctionnements au sommet de l’État.
Une cacophonie institutionnelle coûteuse
Pour le politologue, la succession de décisions contradictoires concernant la suspension puis le maintien du contrat avec SGS révèle une crise de gouvernance. Il estime que l’absence de leadership clair à la tête de l’État est à l’origine de cette situation, qui engendre des pertes financières considérables pour les finances publiques, évaluées à près de 1,5 milliard de francs CFA par jour.
Aristide Mono a également commenté le rôle du Premier ministre dans ce dossier et dans d’autres précédents complexes. Selon son analyse, le chef du gouvernement est régulièrement intervenu comme médiateur dans des conflits institutionnels, mais ses arbitrages ont souvent été remis en cause par la suite, ce qui affaiblit son autorité et la crédibilité des décisions de l’exécutif.
Un remaniement ministériel aux perspectives limitées
Évoquant l’éventualité d’un remaniement du gouvernement, l’expert se montre peu optimiste. Il considère que l’actuel cabinet, dirigé par le Premier ministre Joseph Dion Nguté, a déjà connu une longévité exceptionnelle, dépassant parfois le cadre d’un mandat présidentiel classique. Cette stabilité, selon lui, n’est pas le signe d’une dynamique réformatrice, mais plutôt d’un immobilisme politique.
Mono souligne que dans le contexte politique actuel, marqué par une absence de compétition électorale forte, un éventuel changement de gouvernement n’annoncerait pas nécessairement un renouvellement des politiques publiques. L’analyste exprime in fine l’espoir que cette configuration institutionnelle ne débouche pas sur une aggravation des tensions au sein de l’appareil d’État.



