Hilaire Dzipan défend la légalité de l’intervention du Premier ministre dans l’affaire SGS

Le débat sur la gestion du contrat liant la société SGS au Port Autonome de Douala (PAD) a été relancé lors d’émissions télévisées diffusées le dimanche 1er février 2026. Cette affaire, qui oppose deux décisions institutionnelles distinctes, suscite des prises de position sur la répartition des pouvoirs au sein de l’exécutif camerounais.
Une défense de la légalité de l’action gouvernementale
Intervenant sur le plateau de l’émission « Canal presse » diffusée par Canal 2, l’homme politique Hilaire Dzipan a apporté son soutien à la position du chef du gouvernement. Il a rappelé que, conformément aux dispositions légales en vigueur, notamment l’article 12 de la loi fondamentale, le Premier ministre Joseph Dion Ngute est investi de la responsabilité d’appliquer les lois et règlements. Selon lui, l’intervention du chef du gouvernement dans ce dossier s’inscrit donc pleinement dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles.
L’argumentaire développé par Hilaire Dzipan s’appuie sur une lecture stricte du droit. Il a souligné que le respect de la loi, même lorsqu’elle est contestée, constitue un principe fondamental de l’État de droit. Pour illustrer son propos, il a fait référence à des débats antérieurs sur le code électoral, notant que l’opposition elle-même est tenue de se conformer aux textes en vigueur.
Un dossier marqué par des positions divergentes au sommet de l’État
Le cœur du différend réside dans l’existence de deux instructions contradictoires émises par les plus hautes autorités. D’un côté, la Présidence de la République a exprimé la volonté de mettre un terme au contrat liant le PAD à la société SGS. De l’autre, le Premier ministre a, par une décision distincte, ordonné le maintien de cet accord.
Cette situation alimente naturellement les discussions sur les mécanismes de résolution des conflits au sein de l’exécutif. Sur le plateau de l’émission « Libre expression » d’Info Tv, un autre intervenant, Jean Baptiste Atemengue, a apporté un éclairage sur cette tension. Il a rappelé le principe hiérarchique selon lequel, en dernier ressort, l’arbitrage suprême sur les grands dossiers nationaux revient au chef de l’État. Cette perspective met en lumière les enjeux de gouvernance et de coordination entre les institutions que révèle cette affaire contractuelle.
Les déclarations de Hilaire Dzipan, figure de l’opposition, apportent ainsi une dimension politique supplémentaire au débat. Son soutien à la position du Premier ministre, fondé sur une argumentation juridique, dépasse le simple cadre du contrat SGS pour toucher à des questions plus larges de respect des procédures institutionnelles et d’équilibre des pouvoirs.



