Cameroun : le camp national de la jeunesse 2026 forme les jeunes aux enjeux électoraux

Le gouvernement camerounais a procédé, le 4 janvier 2026, au lancement officiel de la 60e édition du camp national de la jeunesse. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sur le campus de l’université de Yaoundé I, sous la présidence du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou.
Un cadre stratégique pour la cohésion sociale
Cet événement s’inscrit dans le cadre de la célébration de la fête nationale de la jeunesse, dont les activités ont débuté le 1er février. L’édition 2026 est placée sous le thème « Jeunesse au cœur des grandes espérances pour un Cameroun uni, stable et prospère ». Dans son allocution, le ministre Foutsou a présenté ce rassemblement comme un outil essentiel de promotion de l’unité nationale et de prévention des conflits.
Il a décrit le camp comme un espace républicain dédié à l’apprentissage des valeurs civiques, notamment le respect de la diversité, de la loi et de l’intérêt général. Cette initiative intervient à un moment où les autorités affirment vouloir renforcer l’implication des jeunes dans les processus décisionnels et le développement du pays.
Préparation aux rendez-vous électoraux de 2026
L’action gouvernementale vise, selon le ministre, à éveiller la conscience de la jeunesse aux fondamentaux de la démocratie. Il a souligné que celle-ci ne se limite pas à l’acte de vote, mais englobe également la culture de la paix, la tolérance et le respect des institutions. Le rejet de la manipulation, de la violence et des discours de haine a également été mis en avant.
Le thème spécifique du camp, « Changeons notre mentalité pour un futur meilleur », oriente directement la formation vers les prochains scrutins. Le ministère prépare ainsi les participants aux élections législatives et municipales prévues en 2026. L’objectif est également de les outiller pour qu’ils puissent tirer parti des programmes présidentiels annoncés pour le septennat en cours.
À l’issue de cette formation, les jeunes devraient devenir des relais éducatifs au sein de leurs communautés, notamment en période électorale. L’ambition est d’en faire des ambassadeurs des principes de paix, de civisme et d’intégration nationale.



