Cameroun- Litige foncier: Toute une famille devient sans abris à cause d’elle

Si la famille Atangana dort aujourd’hui à la belle étoile, c’est à cause de la dénommée Yolande Wandji. Cette dernière a mobilisé un engin démolisseur, le 06 février dernier pour mettre à terre le foyer de ces camerounais.
Dieu seul sait comment avoir un abri dans la ville de Yaoundé, cité capitale du Cameroun est un calvaire. Reconnu aujourd’hui comme l’un des quartiers les mieux lotis de la cité capitale, ce sont les mieux nantis qui se battent pour entrer en possession d’un espace au lieu dit Oliga aux encablures du Parcours Vita de Yaoundé. Seulement, depuis une vingtaine d’année, la famille Atangana y vit grâce à une dotation du feu propriétaire Luc Balla Tabi à Odile Nga, dans les années 1980. Ce qui visiblement a déplus à certains. L’absence de consignation de cette donation sur papier va entraîner la perte de cette famille aujourd’hui vivant à la belle étoile.
Le cauchemar de cette paisible famille commence en 2005 , année où, Yolande wandji acquiert un lopin de terrain tout près de cette famille camerounaise. Vivant paisiblement sans heurts sur une superficie de 599m2, Yolande Wandji s’est établie sur les lieux avec les réalisations. Se rendant compte du péché de cette famille selon lequel la dotation n’ait pas été scélée sur du papier , Yolande wandji va user de manœuvre dolosive pour s’approprier cette parcelle de terrain au travers de Hubert Ottou Bala , fils de Luc Balla Tabi donataire, décédé.
Manœuvre
Voisine à cette famille depuis 2005, Yolande Wandji emploie toutes les manœuvres nécessaire pour déguerpir les Atangana. Elle use de ce fait, de son pouvoir, ses relations, son argent et sa position sociale, pour obtenir la démolition de la concession de la famille Atangana.
Sur le terrain
Descendu sur le terrain pour toucher du doigt la situation, votre reporter du journal Afrikinfo.net fait face à la réalité. Tout a été mis à nu et à ras. En application sauvage et arbitraire de la décision de justice, la famille Atangana ne verra plus jamais sa maison. Les tombes sont englouties. A la rencontre Faustin Atangana, fils de Odile Nga propriétaire de la concession, présent au cours du forfait, il se confie, « Les forces de l’ordre usant de menaces , d’intimidation et de zèle ne nous ont pas permis de retirer les meubles, les objets et documents importants de la famille. Tout a été détruit. L’argent volé par ces gros bras.«
En effet, selon les propos du voisinage, il est 09 heures, du 06 février 2019 que maître Raphaël Ebodé , huissier de justice débarque avec à sa suite les éléments de la brigade de gendarmerie de bastos , les gros bras et un engin au domicile de la famille Atangana. Ils y trouvent Faustin Atangana, fils de Odile Nga propriétaire de la concession.Ayant reçu des consignes machiavélique de Yolande Wandji, ils procèdent à la démolition de la concession, sans notification aucune. De ce fait, ces derniers passent outre la violation des lois de la république, d’humanité et du principe du respect de la dignité humaine.
La vérité
Après avoir commis le forfait , Maître Raphaël Ebodé brandi le procès verbal d’expulsion. Se disant agir en vertus de la grosse de l’arrêt no 748/ civ du 06 décembre 2017 délivrée par la cour d’appel du centre Yaoundé. À la grande surprise de la famille, qui se trouve cité avoir pris part au procès. Or que non ! Selon la famille, même Clément Ananga, avocat de la famille pour le litige n’a pas donné signe de vie durant des années. Pourtant, Ce dernier a reçu ses honoraires pour défendre les droits et intérêts de la famille. En vérité la famille Atangana n’a jamais été saisi ou notifié sur l’arrêt querellé.
Yolande wandji a donc mis sur pied une machine aux fins de s’approprier les biens de la famille Atangana. À ce jour, femmes, enfants de la famille Atangana séjournent à la belle étoile sur les lieux bien que jetés à la rue.



