Traitement des maladies infectieuses : les chercheurs camerounais, sur le chemin des solutions plus efficaces
Les rapports des résultats des récentes recherches sur les maladies tels que le Vih Sida, l’Hépatite C, Cryptococcose neuroméningée, présentent un espoir.
L’ANRS 12 286 Mobidip, ANRS 12 311 Tacet et ANRS 12 275 ACTA, apparaissent comme les avancées thérapeutiques dans le traitement du VIH et les hépatites virales. Les essais de ces nouveaux schémas thérapeutiques dans le traitement des infections virales et le VIH ont été menés dans trois pays d’Afrique subsaharienne. Dont le Cameroun, la cote d’Ivoire, et le Sénégal. Sur plusieurs patients ayant accepté de subir les expériences, 90% se sont avérés réceptif au traitement. Pour Laura Ciaffi, médecin chercheur à Agence National pour la recherche Scientifique (ANRS) « On doit continuer à faire de la recherche pour évoluer, dans les traitements moins lourds, moins chers et plus efficace. C’est ça qui est montré sur l’hépatite c, sur le vih, on a vu que on peut parfois, sur certains patients, on peut utiliser des traitements moins lourds même en bithérapie. »
L’hépatite C, le Vih Sida, la cryptococcose neuroméningée sont les causes de près de 60% de décès dans le monde. L’hépatite C, seule, est responsable de plus de 400 000 décès par an. En 2015, elle compte environ 71 millions de personnes infectés dans le monde. Le Vih Sida quant à lui occupe l’un des premiers rangs des causes mortels. Ce qui est devenu une priorité pour le gouvernement camerounais. Pour barrer la voie à ces pandémies, l’Etat Camerounais avec ses partenaires étrangers, a mis des moyens en jeu pour trouver des solutions favorables à la réduction du taux de mortalité au Cameroun. A cet effet, Les chercheurs ont développés ces nouvelles stratégies afin de guérir efficacement ces maladies infectieuses, entre autres, le VIH, les hépatites C. l’atelier de restitution des résultats de ses recherches tenu le 07 juin dernier à Yaoundé, a permis de dévoiler les derniers résultats obtenus des recherches récentes. D’après le docteur Laura Ciaffi « Je pense que c’est aussi important de comprendre l’importance de la recherche dans l’avancement de la médecine localement et international Sans recherche bien faite, bien conduite, et éthique on ne peut pas avancer. Je crois que c’est le message à retenir. »
A titre de rappel, la cryptococcose neuroméningée est une infection fongique grave qui est fréquente chez les personnes immunodéprimées en particulier chez les patients au stade SIDA. Malgré l’augmentation globale de la couverture en traitement antirétroviral des personnes vivant avec le VIH, l’incidence de cryptococcose n’a pas diminué et elle reste la cause de plus de 180 000 décès/an dans le monde.
Le Cameroun dans ses ambitions de réduire de 30% d’ici 2025 les maladies à infections virales à du pain sur la planche. Malgré les avancés, «Ce n’est pas encore une chose qu’on peut conseiller à tous les malades mais ce sont des informations qui vont à construire la connaissance générale sur les boutures de traitement du VIH. » , clarifie le Docteur Laura Ciaffi.



