Journée camerounaise de lutte contre le Sida : La jeune fille est au-devant de la scène

Selon les résultats de l’enquête auprès des ménages pour l’évaluation de l’impact du VIH au Cameroun (Camphia), 40.000 nouvelles infections ont été enregistrées. Ce qui fait problème est le taux croissant des jeunes filles dont l’âge varie entre 15 à 24 ans. Le gouvernement et ses partenaires se penchent pour trouver une solution. C’était à l’occasion de la 3ème édition du « Mois camerounais contre le Sida » tenue à Yaoundé.
Comment faire pour baisser ce taux chez les jeunes filles ? A l’occasion de cette troisième édition de la journée camerounaise de lutte contre le Sida, dont le thème est « protégeons la jeune fille », le Ministre de la Santé Publique à travers le Comité National de Lutte contre le Sida(CNLS), par ailleurs organe de coordination de la lutte se sont penchés sur la question. Quelques astuces pour baisser ce taux sont entre autres : d’inviter l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le sida et les départements en charge de l’encadrement des jeunes, de conjuguer leurs efforts pour trouver les stratégies novatrices pouvant permettre d’infléchir la courbe. Par ricochet, la lutte contre ce fléau est organisée suivant une approche décentralisée et multisectorielle. C’est dans un tel cadre de concertation que des solutions efficaces et efficientes peuvent être trouvées pour inverser la tendance de l’augmentation des nouvelles infections auprès de cette cible.
Le 1er décembre 2018, le Cameroun se joindra à la communauté internationale pour célébrer la journée mondiale de lutte contre le Sida. Le thème retenu pour cette 31ème édition est « connaitre son statut sérologique » En prélude à cette célébration, le Comité National de Lutte contre le Sida a encore du pain sur la planche pour éradiquer ce fléau. Toujours est-il que, en adoptant une hygiène de vie appropriée, les personnes dépistées positives à un stade précoce ont une espérance de vie plus longue. Démarré tôt, le traitement pourra restaurer le taux de CD4 et la personne a une espérance de vie équivalente à celle de la population générale. Par contre, le diagnostic tardif ne met pas seulement en danger la personne elle-même, mais, met aussi les autres personnes. D’où l’origine de la plus part des nouvelles infections.
Il importe par conséquent pour le CNLS de mettre un accent particulier sur la promotion du dépistage volontaire du VIH qui constitue le premier pilier des objectifs mondiaux « 90.90.90 » le plan d’accréditation de la thérapie antirétrovirale mis en place par le gouvernement s’inscrit en droite ligne de ces grandes orientations internationales en matière de lutte contre le VIH.



