Cameroun- Développement de l’élevage : Le Prodel finance les premières communes

Huit maires de communes des régions de l’Adamaoua et de l’Est Cameroun ont signé des conventions de cofinancement avec le Projet de développement de l’élevage (Prodel). Objectif, développer le secteur de l’élevage dans ces localités. C’était, le 12 décembre dernier à Yaoundé.
Les communes de Batouri, Belel, Garoua-Boulaï, et Ketté dans la région de l’Est bénéficient d’une cagnotte évaluée à environ 470 millions de Fcfa. Quant aux communes de Belel, Meiganga, Ngaoundal et Ngaoundéré 3 dans la région de l’Adamaoua ; ils perçoivent un appui financier de 440 millions de Fcfa. Au total, c’est donc un montant 910 millions de Fcfa qui mis à la disposition des collectivités territoriales décentralisées de ces deux régions du pays pour financer des projets de développement local du secteur agropastoral au cours des exercices 2018 et 2019.
Respectivement, dans l’Adamaoua, la commune de Belel s’en sort avec 126 millions Fcfa, 110 millions Fcfa pour Meiganga, 130 millions Fcfa pour Ngaoundal et 114 millions Fcfa pour la commune de Ngaoundéré 3. Du côté de la Région de l’Est, les communes de Batouri, 152 millions de Fcfa, Belel, 123 millions Fcfa, Garoua-Boulaï, 126millions Fcfa, et Ketté, 107 millions Fcfa.
Cet argent cofinancé entre les mairies et le Prodel va servir à construire 30 forages, une adduction d’eau, une digue, 33 parcs de vaccination, près de 1000 km de pistes à bétail, 4 aires d’abatage, 2 marchés à bétail, et bien d’autres. Pour le Dr. Abouame Salé, le coordonnateur du Prodel, « les conventions de cofinancement signées avec les communes de l’Adamaoua et de l’Est font partie d’un ensemble en faveur de 17 collectivités territoriales décentralisées( CTD ) de ces Régions, de l’Extrême-nord (430 millions de FCFA) et du Nord (390 millions de FCFA) pour un montant global de 1,73 milliards de FCFA». Le Prodel, avec l’appui de la Banque Mondiale son partenaire et le gouvernement, s’engage à accompagner les communes pour développer au profit des communautés pastorales, des investissements nécessaires pour l’amélioration des infrastructures de production tel que voulu par le gouvernement. « La commune de Meiganga est essentiellement pastorale alors un projet comme celui du développement de l’élevage (Prodel) vient à point nommé. A travers cette signature de convention de cofinancement, Nous pensons booster le secteur de l’élevage dans notre commune. Pour y arriver nous sommes partis d’un certains nombres de propositions que nous avons faites au Prodel dans le cadre de la soumission de l’appel à candidature qui nous a été fait. Nous avons eu l’opportunité d’être sélectionner comme d’autres communes et nous pensons que tous nos différents problèmes sont contenus dans nos offres. Nous passons aujourd’hui à la phase de l’opérationnalisation » a souligné Kombo Aboubakar, maire de Meiganga. Concernant la décentralisation, le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taïga a précisé au cours de cérémonie que « le Prodel est la matérialisation de la décentralisation voulue par le chef de l’Etat. Ce qui justifie la présence à mes côtés de mon collègue de la Décentralisation et du Développement local à cette cérémonie ». Dr. Taïga met par ailleurs cette tribune à profit pour rappeler que « ces marchés seront gérés localement par les maires pour ce qui est de l’élaboration des dossiers d’appels d’offres (DAO) pour la procédure de passation des marchés, leur réalisation et leur gestion ». Cependant, rappelle le Minepia, « le résultat nous tient à cœur et c’est pour cela que nous allons mettre un accent sur le suivi de ces projets en terme de qualité des infrastructures réalisées qui doivent répondre aux besoins exprimés localement ».

Il est à noter que le Projet de développement de l’élevage (Prodel) est le fruit d’un accord signé le 7 juin 2017 entre l’État du Cameroun et la Banque Mondiale à travers son organe financier, l’Association internationale de développement (IDA), pour un montant estimé à 100 millions de dollars US, soit 60 milliards de FCFA. Le Cameroun, par le biais de ce projet qui s’étale jusqu’en janvier 2023, voudrait améliorer la productivité des systèmes de production sélectionnés (bovins lait et viande, petits ruminants, viande de porc, miel, poulets de chair et de ponte).
Le Prodel vise également l’amélioration des systèmes de commercialisation des produits des bénéficiaires. Il est aussi question pour ce projet d’apporter une réponse immédiate et efficace en cas de crise éligible ou d’urgence dans le secteur de l’élevage.
Bakari Aboubakar, maire de Ngaoundal, En 2019 nous allons lancer les travaux

Ce projet va contribuer au développement de nos communes. Les démarches ont commencé depuis 2017. L’année 2018 marque la concrétisation d’où l’aboutissement des démarches. Nous disons merci à l’Etat du Cameroun non seulement pour avoir créé un ministère dédié au développement local, mais aussi pour les efforts fournis pour que le développement arrive à la base. Donc le Prodel fait partie des projets qui vont lutter efficacement contre le chômage mais aussi la pauvreté. Il va également permettre de stabiliser les jeunes dans les villages, c’est donc un bon projet qui va booster l’élevage. Nous osons croire qu’il va contribuer au développement de nos communes. Les montants qui nous ont été donnés, correspondent aux projets déjà choisis. Place à l’exécution de ses derniers. En 2019 nous allons lancer les travaux dès que les contreparties communales seront disponibles.



