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Affaire Nexttel : Quant les confédérations des travailleurs s’en mêlent

Les démêlés entre l’homme d’affaire camerounais Baba Dampullo et les investisseurs vietnamiens au sujet du dossier Viettel (Nexttel) a atteint des proportions élevées. Dans cette bataille, les employés camerounais ne sont pas éparniés.

Un recrutement de près de 500 travailleurs vietnamiens est en cours de téléchargement dans l’entreprise Nexttel. En effet, cette nouvelle qui serait de source crédible d’après les responsables des confédérations des travailleurs camerounais, expose les employés camerounais (500 familles camerounaises) à un éventuel licenciement.  C’est dans cet optique que, les différents groupes confédéraux s’insurgent « Quant les éléphants se battent se sont les herbes qui sont piétinées. Donc, quand l’homme d’affaire camerounais et l’homme d’affaire Vietnamien sont entrain de se battre, se sont les travailleurs Camerounais qui sont au désarroi. Et nous disons non. Les confédérations disent non. Il faut faire quelque chose. » déclare Antoinette Mebiane Tangouo épse Ekouan, présidente de la CCT.

En effet, bien que l’entreprise Nexttel ait été mise sur pied pour soutenir la politique du gouvernement en matière d’emplois, de lutte contre le chômage et le transfert de technologie, la situation des travailleurs camerounais au sein de la compagnie de téléphonie mobile ne tient qu’au bout d’un fil. Les conditions de travail ne sont pas favorables. Pour preuve, la langue de travail imposée est le Vietnamien, les postes clés (magasiniers, chefs d’agences, comptables) sont occupés par les vietnamiens. Par conséquent, le transfert de technologie jusqu’ici promis au personnel camerounais tarde à devenir une réalité. Les bases de données, logiciel, verrouillage du système informatique, stockage des données sur la clientèle, système de gestion ; sont inscrits en vietnamien.

De ce fait, la conférence de presse des confédérations des travailleurs, tenue, le 21 décembre dernier, était une occasion de faire un plaidoyer grand public. Question, d’attirer l’attention du gouvernement camerounais.

« Les conférations ont décidé de ne plus laisser faire les entreprises étrangères qui ne respectent pas la législation en vigueur au Cameroun. Il faut rendre au travailleur camerounais sa dignité», réplique Antoinette Mebiane Tangouo épse Ekouan. A titre de rappel, ce n’est pas la première fois qu’une entreprise étrangère installée au Cameroun viole les clauses instituées par la réglementation camerounaise. Et pourtant,

Le décret 1993/511 du premier ministre du 15 juillet 1993, fixant les conditions d’emploi des travailleurs de nationalité  étrangère précise dans son article 2, « nonobstant les dispositions du code du travail relatif aux visa de contrat de travail des employés de nationalité étrangère les emplois de manœuvre, d’ouvrier, d’employé ou d’agent de maitrise ne peuvent être attribués à un « étranger que sur présentation d’une attestation délivrée par le service de la main d’œuvre certifiant le manque de travailleurs camerounais dans la spécialité concernée».

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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