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Fin du mois de Ramadan 2019 au Cameroun : Le Prof. Souley Mané tire les leçons et les perspectives

Après un mois de pénitences, de prières et de jeûnes comme l’indique le Saint Coran, les fidèles musulmans ont célébré, hier, 05 février la fin du Ramadan. Une occasion pour le secrétaire permanent de l’association culturelle islamique du Cameroun (Acac) et porte parole par intérim de la Commission nationale du Croissant lunaire, de tirer des leçons de ce mois et les perspectives.

« Au sortir du mois de Ramadan, nous devons tirer plusieurs leçons. D’abord au plan spirituel. Le jeûne a été un stage pour  nous qui nous a permis de nous perfectionner dans la foi. Notamment en consolidant notre foi. Car Allah dit dans le noble Coran « O vois qui croyez, le jeûne vous a été prescrit à ceux qui vous ont précédés. Ainsi attendez vous la piété. » Donc, la première leçon est celle de la pieté. La seconde est axée sur l’amour du prochain. Le mois de Ramadan a été une occasion pour le riche de goûter un peu à la souffrance du pauvre et de devenir ainsi beaucoup plus compatissant. Tout au long du mois de Ramadan, il y a en ce sens du partage, la solidarité et la communauté a essayé de consolider les relations des uns vis-à-vis des autres.
Au plan physique, le jeûne a permis d’assainir le corps. Comme vous le savez l’organisme humain a besoin de se reposer de temps en temps. Le jeûne permet donc d’évacuer les produits résiduels qui sont de véritable poison pour l’organisme. A travers le jeûne, le corps s’est alégé. On a amélioré également notre santé. Enfin, comme leçon, au plan moral, le jeûne a été pour nous une épreuve de sincérité. Car c’est un dépôt. Autrement dit, le musulman peut bien se cacher et dire qu’il jeune. S’il ne le fait pas, c’est parce que justement il y a le regard divin qui est braqué sur lui. Et donc, il y a cette sincérité, cette honnêteté. Sans ces deux éléments, il serait difficile de parler du jeûnes. Tels sont les leçons que nous pouvons tirer.
Maintenant, ces leçons devront être déclinés sur le terrain. C’est-à-dire, lorsqu’on fait allusion à la sincérité et à honnêteté, au sortir du mois de Ramadan, il faudrait que le musulman décline cela dans la vie de tout les jours. Surtout dans un environnement comme le notre ou on parle beaucoup de corruption, de détournement de denier public. Le bon musulman, devrait être quelqu’un honnête, de sincère qui travaille honnêtement.
Au plan spirituel aussi, les acquis du Ramadan devraient accompagner le musulman tout au long des 11 mois qui restent. Que le Dieu que les musulmans adorent pendant le Ramadan est le même qu’ils adorent hors du mois de Ramadan. Il ne faudrait donc pas qu’une fois le Ramadan passé, qu’ils baissent les bras. C’est-à-dire dire qui se laissent entrainer dans la désobéissance à Allah le très haut.
Au plan sanitaire, on sait que beaucoup de maladie proviennent de l’alimentation. Si elle n’est pas équilibrée, si elle n’est pas riche, il faudrait donc être beaucoup plus attentif pour avoir une bonne santé au travers des aliments qu’on consomme.
La solidarité aussi devra continuer après le mois de Ramadan. Lorsque vous assister à la prière de la fin du mois de Ramadan, il y a beaucoup de pauvres et des nécessiteux qui viennent, il y a un grand élan de solidarité. Il ne faudrait pas qu’après le mois de Ramadan, que cet élan disparaisse. Il faudrait donc l’entretenir.»

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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