Burkina-Faso – Affaire Norbert Zongo : La justice française se lave les mains

La justice française a signée, mardi dernier, l’extradition de François Compaoré, présumé assassin du journaliste Norbert Zongo. C’était à la cour de cassation de Paris.
Le petit frère de l’ancien président Blaise Compaoré a bu une pullule amère le 04 juin dernier. La cour de cassation s’est prononcée favorablement à la demande d’extradition du gouvernement du pays des hommes intègres ( Burkina Faso).
En effet, la cour de cassation de Paris a « rejeté » le pourvoi en cassation déposé par la partie Compaoré, contre la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris du 05 décembre 2018. Elle avait émis un avis allant dans le sens de la remise du présumé commanditaire du meurtre du journaliste burkinabé à la justice de son pays. Cette fois encore, la cour de cassation réaffirme la décision du 05 décembre 2018. Une décision qui sonne comme une première victoire pour le gouvernement burkinabè, et particulièrement pour Robert Zongo, le cadet du journaliste assassiné. Il se félicite d’ailleurs « cette décision est salutaire ».
Cependant, rien n’est joué. Il faut un décret du gouvernement français pour un véritable retour de François Compaoré dans son pays, lui-même susceptible d’un recours. Ce qui n’est pas envisageable pour la défense de François Compaoré, elle qui émet les doutes sur la justice burkinabé.
Classé en 2003 après un non lieu en faveur du seul inculpé François Compaoré, l’affaire a piétiné grâce au soutien du régime de cette époque (Celui du président Blaise Compaoré ).
Norbert Zongo né en 1949 à Koudougou était le fondateur et directeur de publication de l’hebdomadaire L’indépendant.
A titre de rappel, François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle en octobre 2017, quelques jours après la chute du régime de son frère aîné Blaise Compaoré. Ceci en exécution d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou. Lui qui est resté le principal suspect de l’assassinat du célèbre journaliste burkinabè Norbert Zongo le 13 décembre 1998. Une affaire qui a connue des lenteurs procédurale au temps des affaires de Blaise Compaoré, lui-même en exil en Côte d’Ivoire. il est important de souligner que, selon le magazine panafricain «jeune Afrique économique» version numérique du 04 juin 2019, des pourparlers entre le gouvernement burkinabè et Ivoirien sont avancés pour un éventuel retour du président Blaise Compaoré au pays natal, lui même accusé dans le meurtre de Thomas Sankara.



