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Journée Africaine de l’enregistrement des faits, des statistiques d’état civil : Le cours magistral d’Elanga Obam

A l’occasion de la célébration, le 10 Aout, de la 4ème édition de la Journée Africaine de l’enregistrement des faits, des statistiques d’état civil, le ministre de la décentralisation et du développement local, Elanga Obam, a effectué un point de presse, le 09 Aout dernier. Ceci, relatif à la nécessité de ce faire établir les actes d’état civil. L’intégralité de sa communication.

Instituée par l’Union Africaine, sur proposition de la conférence  des ministres africains en charge de l’Etat civil, la journée Africaine de l’enregistrement des faits, des statistiques d’état civil a pour principal objectif, la sensibilisation et l’éducation de toutes les couches sociales et des dirigeants sur l’importance de l’enregistrement des faits d’Etat civil. Les activités qui sont menées dans le cadre de cette journée, jette une lumière cru sur le système d’Etat civil Africains et sont en droite ligne des préoccupations de l’agenda 2063 adopté en janvier 2015 par les chefs d’Etats et des gouvernements de l’Union Africaine et qui vise l’édification de l’Afrique que nous voulons,  ainsi que l’agenda 2030 adopté le 25 septembre 2015 par les chefs d’États lors du sommet spécial sur le développement durable. L’organisation panafricaine nous rappelle cette année, qu’il faut continuellement appréhender la question de l’enregistrement des faits d’états civils comme une pré condition essentielle à dessein à la citoyenneté

Dans ce registre, le premier des actes d’état civil, qui est l’acte de naissance, mérite une attention particulière car il s’agit de l’acte fondateur de la citoyenneté, sans lequel on est tout simplement un individu dans le battement du corps social et non un citoyen détenteur des droits protégés par l’Etat. L’établissement des actes de naissance doit devenir une véritable cause nationale qui interpelle aussi bien les pouvoir publics, les responsables politiques, administratifs, religieux et traditionnels, mais surtout les familles. Les dispositions prises par l’Etat et ses partenaires pour rendre effectif pour tous, le droit fondamental à l’acte de naissance resterons vaine si les familles ne jouent pas leur partition à savoir, enregistrer les naissances de préférence aussitôt après leur survenance. Disons le sans ambage, le droit à un acte de naissance suggère corrélativement une obligation d’enregistrement à la charge des parents. Le défaut d’enregistrement est non seulement une atteinte aux droits fondamentaux de la personne, mais il sème également les germes de l’exclusion sociale. L’enregistrement des naissances est décisif dans la construction du système administratif moderne, la mise en place des sociétés inclusives, la protection des droits de l’homme et la lutte contre les discriminations et les inégalités entre autres. En effet, l’enregistrement des naissances, en plus d’être un droit fondamental, est également essentiel à l’exercice de nombreux autres droits de l’homme, notamment, le droit à l’identité, le droit à l’affiliation, l’accès aux services sociaux de base, à l’instar des soins de santé et de l’éducation, la protection des enfants contre la discrimination fondée sur l’âge, la maltraitance et l’exploitation. L’enregistrement des naissances dans son volet statistique, joue également un rôle important dans l’élaboration des politiques plus adéquates d’identification des problèmes de développement, qui contribuent à une meilleure conception et évaluation des politique de développement ainsi qu’à une prévision fiable des futures tendances démographiques.

Fort de ces enjeux pluriels, le gouvernement de la république du Cameroun, sous la très haute impulsion du président de la république son excellence monsieur Paul Biya, à engagé de reformer en profondeur, le système d’Etat civil de notre pays. Notamment, par l’adoption en 2007, de la mise en œuvre dès 2010, du Programme de réhabilitation de l’état civil du Cameroun (Precc) qui a conduit à la révision du cadre juridique agissant dans l’Etat civil ; la création et l’opérationnalisation du Bureau national de l’état civil (Bunec), l’adoption du plan stratégique pour la réhabilitation de l’état civil au Cameroun, l’approbation du schéma directeur de l’informatisation du système national de l’état civil du Cameroun. Dans ce contexte, le gouvernement renouvelle son engagement en faveur de la modernisation du système d’enregistrement des faits d’état civil en général et de naissances en particulier conformément aux principes des valeurs fondamentales du programme africain pour l’amélioration accélérée des systèmes d’enregistrement des faits d’Etat civil et de production des statistiques des faits d’Etat civil. La mise en œuvre des actes du plan stratégique pour la réhabilitation de l’état civil du Cameroun sera également une priorité du gouvernement en vu d’une réforme en profondeur du fonctionnement de notre système national de l’état civil.

Au demeurant c’est l’occasion pour moi, de remercier une fois de plus, tous les partenaires techniques et financiers pour leurs appuis multiformes visant la modernisation du système de l’état civil du Cameroun.

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