Amélioration des bidonvilles au Cameroun: Le Minhdu passe à la vitesse supérieure

L’atelier de présentation et de validation des rapports des phases 2 et 3 de l’appel d’offre national restreint N°076/AONR/MINMAP/CCPM-SPI/2016 du 27 mai 2016, relatif à l’élaboration d’une stratégie d’amélioration des bidonvilles au Cameroun, a eu lieu, hier, 17 octobre, à Yaoundé, y étaient conviés, tous les acteurs sectoriels, sous la présidence d’ Emmanuel Joël Moambos, Secrétaire Général par intérim du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, représentant personnel du Ministre Célestine Ketcha Courtès.
Conformément à l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’éradication de la pauvreté mondiale, notamment illustrée par l’existence des bidonvilles, qui regorgent plus d’un milliards de la population à travers la planète ; le Ministère camerounais de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), de concert avec ses partenaires au développement, ONU-HABITAT en l’occurrence, a mis sur pied tout un programme gouvernemental, participatif d’amélioration des bidonvilles, dénommé PPAB, pour inverser la tendance.
Les bidonvilles, communément appelés quartiers précaires, sont une des caractéristiques dominantes des centres urbains camerounais. C’est un peu plus de 45% de la population urbaine camerounaise, selon les Nations Unis, qui vit dans des conditions informelles et précaires, soit un peu plus de 6 millions d’habitants.
Avec un taux d’urbanisation galopant et non maîtrisée, qui avoisine déjà les 54% au Cameroun en 2019, on enregistre d’années en années, un déséquilibre criard entre l’offre et la demande en logement décent ; une dégradation anarchique de l’habitat et de l’environnement urbain ; la multiplication des zones précaires à habitats spontanés ; le sous-emploi ; l’insécurité ; la promiscuité ; l’insalubrité ; et la fracture sociale corollaire aux bidonvilles.
Conscient de cette situation alarmante, le Gouvernement a initié depuis 2010, ce Programme Participatif d’Amélioration des Bidonvilles (PPAB), qui a déjà fait ses preuves dans 03 localités du Cameroun, que sont : le quartier Nkolbikok à Yaoundé 6, avec un financement de 530 millions F cfa, de l’Onu-Habitat et de la Commission Européenne ; le quartier Afan Mabe à Kribi 2, financé à hauteur de 50 millions, par le Feicom ; et enfin la zone de Sisia Quarter à Bamenda 3, qui a reçu une enveloppe de 50 millions du Minhdu.

Selon les éclaircissements du Secrétaire Général du Minhdu, Emmanuel Joël Moambos : « …Cette réflexion a commencé en 2015 avec l’établissement en phase 1 d’un état des lieux et d’un bilan diagnostic, avec l’accompagnement technique du consultant Groupement IEA/KAS, qui avait été commis à cette tâche. Et le rapport de cette phase 1 avait déjà été validé en octobre 2016. Pour les phases 2 et 3, qui ont été engagées en 2016, avec le consultant Batisu Sarl, il était question de confirmer déjà le bilan diagnostic de la phase 1, afin de définir les objectifs, les grands axes stratégiques, les programmes d’actions et les outils de mise en œuvre. D’où l’objet des rapports soumis pour validation ce jour. »
C’est dans cette perspective gouvernementale d’amélioration du cadre de vie des populations, notamment celles vivant dans les bidonvilles, que Célestine Ketcha Courtès, a réuni une fois de plus autour d’une même table, tous les acteurs sociaux et les administrations sectorielles, afin d’apporter des observations nécessaires, en vue de la validation desdits rapports. A cet effet, les ateliers et échanges ont été coordonnés par madame Fouda Owoundi Anne Margueritte, en sa qualité de Chef de la Division des Etudes, de la Planification et de la Coopération au Minhdu.



