ESEKA dans le train de la mort: Le roman qui fait trembler

ESEKA dans le train de la mort: Le roman qui fait trembler
Dans le soucis de reconstruire l’histoire du drame d’Eséka, survenu le 21 octobre 2016, le jeune écrivain de 38 ans Vireil Renaud EBOTO, choisit la voie de l’écriture. Pour honorer la mémoire des victimes, la dédicace de ce qui est son premier livre, intervient à la veille de la commémoration du jour du drame. Soit, le 20 octobre 2022. Une date vue d’un mauvais oeil par des personnes tapis dans l’ombre qui ont manoeuvrés pour que cette dédicace n’est pas lieu.
Initialement prévue à l’institut français du Cameroun (IFC), Renaud EBOTO, l’ auteur du roman « ESEKA dans le train de la mort » s’est vu refuser l’accès des lieux à la veille du jour dit. Selon certaines indiscrétions, se pourrait que les responsables français objectent toutes vérités de ce drame. Egalement tourné vers Centre Artisanal de yaoundé, un second refus lui sera servi, marquant ainsi une logique de complicité de la part du gouvernement à ne pas vouloir faire la lumière sur la tragédie de la société Cameroon rail ways (CAMRAIL). Malgré toutes péripéties, il finira par ce dérouler chez un privé.
Le train intercity 152, disposé par la filiale du groupe Boloré, détenteur d’environ 77,4% des parts de la Cameroon rail ways, avait causé la mort de 79 camerounais, et 600 blessés selon les notes officielles publiées pas le gouvernement.
Un drame, qui n’a pas laissé indifférent l’écrivain de ce roman, qui par des personnages fictifs à voulu présenter les faits et le ressenti des victimes.«J’ai eu l’occasion d’aller une douzaines de fois à Eséka, discuter avec les victimes de la catastrophe, ainsi qu’avec les ayants droit des victimes, de suivre le procès à Douala, et Eséka ; de discuter avec les experts ferroviaires des experts criminels, des avocats, des médécins etc…ayant touché du bout des doigts les ménades de cette affaire, je me suis senti une interpellation particulière pour écrire ce romans» confie le romancier.
L’ouvrage publié aux éditions » l’Harmattan » , se sert d’une trentaines de personnages fictifs pour décrire les scènes du drame. Elle met en exergue également les rapports déséquilibrés entre 2 étrangers et une population locale d’Afrique noir équatoriale . « Le livre nous parle également du comportement des populations en Afrique noir francophone qui sont un peu ignorant de leurs droit» affirme Renaud Eboto. Il ajoute également que «il nous parle aussi de nos relations avec les multinationales que le livre décrit ici comme étant parfois les nouveaux colons ».
En effet, l’accident survenu au pays Bassa’a, causé par manque de considération de l’humain de la multinationale Camrail, avait été une porte à de nombreuses vérités. Elle avait accusé une défaillance sur le train intercity 152 ou un «défaut de fabrication» stipulait le rapport d’enquête. A ce jour plusieurs victimes de cet accident sont toujours dans la plus grande tristesse en attendant les résultats définitifs de l’enquête et l’accompagne réclamé aux responsables de la dite société.
Jean Jacques Mvondo



