Benin – Construction du chemin de fer Abidjan Cotonou: Patrice Talon préfère la Chine à Bolloré
Le président béninois Patrice Talon est clair. Il n’est pas satisfait de la firme Bolloré et préfère octroyer le marché de construction du chemin de fer devant relier Cotonou et Abidjan à la Chine.
Bien que le projet de construction d’une ligne de chemin de fer devant relier les différentes capitales des pays du Niger, le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, depuis 2011, soit adopté, son démarrage connait jusque-là des blocages. La raison principale est que les groupes français Bolloré et le béninois Pétrolin se disputent, depuis la gouvernance du président Yayi Boni, la réalisation de la partie béninoise du projet de Cotonou et Abidajan, long de 740 km. Alors que le projet avait été attribué à Pétrolin, le géant français Bolloré n’a jamais voulu se plier à cette réalité. Après une procédure judiciaire engagée, la justice béninoise a débouté le groupe français en réponse à pourvoi en cassation pour récupérer le projet.
Selon nos confrères du journal en ligne Afrique sur 7, le président Patrice Talon vient de trancher définitivement le litige. Le chef de l’État béninois a fait savoir qu’il n’est pas satisfait de Bolloré. De même, le groupe béninois Pétrolin qui s’est vu attribuer le projet est jugé financièrement trop faible pour conduire les travaux. Ils ne seraient donc pas les bienvenus.
Par conséquent, relate le journal en ligne, le président béninois a bien voulu se passer de ces deux entreprises pour confier les travaux à la Chine. Car pour lui, « la Chine dispose de moyens financiers nécessaires ». Le président béninois affirme que la Chine a déjà montrer son savoir faire et son expérience technique, au travers de plusieurs autres projets de grandes envergures.
Le projet de construction de chemin de fer dans les cinq pays long de 2.700 km ambitionne d’améliorer l’intégration économique régionale. Cette ligne doit relier les villes de Cotonou et Parakou au Bénin à celles de Dosso, Niamey et Téra (Niger), Dori et Ouagadougou (Burkina) pour aboutir à Abidjan. Le projet prévoit aussi une « réhabilitation » des anciennes voies ferroviaires Parakou/Cotonou et Abidjan/Ouagadougou.



