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CAF sanctionne Eto’o mais tarde à notifier la décision

La Confédération Africaine de Football (CAF) est au cœur d’une nouvelle polémique procédurale concernant la suspension de Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). La mesure disciplinaire, qui écarte l’ancienne gloire du football de ses fonctions pour quatre rencontres, a été prononcée, mais sa notification officielle accuse un retard, bloquant ainsi toute possibilité de recours.

Une procédure d’appel bloquée

Dans un communiqué publié jeudi, la Fecafoot a fait part de son incompréhension face aux délais observés. L’instance camerounaise confirme avoir reçu une précision de la Commission disciplinaire de la CAF : le délai pour déposer un mémoire en appel ne débutera qu’à réception des motifs détaillés de la sanction. Ce point de procédure, bien que validé, maintient le dossier dans l’impasse, Samuel Eto’o n’ayant toujours pas reçu ce document essentiel.

Un contraste de célérité pointé du doigt

La Fecafoot souligne un paradoxe dans la gestion du dossier. Elle relève que la décision de suspension a été rendue en moins de deux heures après l’audience, témoignant d’une certaine rapidité. En revanche, l’étape suivante, celle de la communication écrite et motivée de cette décision, subit des retards jugés excessifs et peu clairs. Pour la fédération, ce délai prolongé porte atteinte à la réputation et à l’honneur de son président dans l’exercice de ses fonctions, sans lui laisser la possibilité de se défendre dans les temps impartis.

Cette situation a suscité des réactions au sein de la presse sportive. Le journaliste français Hervé Penot a notamment commenté sur le réseau social X, estimant que la CAF commettait une nouvelle fois une erreur procédurale, une habitude selon lui.

L’affaire met ainsi en lumière des questions de gouvernance et de respect des procédures au sein de l’instance dirigeante du football africain, alors que le président de l’une de ses fédérations membres se trouve dans l’impossibilité d’exercer un droit fondamental : celui de faire appel.

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