Cameroun- 63e édition de la Journée internationale de la Femme Africaine : Le Collectif « Stop Feminicides 237 » poursuit sans relâche son combat
Cameroun- 63e édition de la Journée internationale de la Femme Africaine : Le Collectif « Stop Feminicides 237 » poursuit sans relâche son combat

Cameroun- 63e édition de la Journée internationale de la Femme Africaine : Le Collectif « Stop Feminicides 237 » poursuit sans relâche son combat
Saisissant le prétexte de cette journée, la Présidente dudit collectif, Viviane Tathi Yende accompagnée de ses militantes à Yaoundé ce 31 juillet 2025, a tenu à faire entendre leurs voix pour une seule cause : tordre le cou à l’impunité grandissante contre les violences subites par les femmes. Une action conjointe a été menée en simultanée dans les autres villes du pays.
La 63e édition de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) se déroule cette année sur le thème « faire progresser la justice sociale et économique pour les femmes africaines à travers les réparations. ». Cette journée est l’occasion de reconnaitre et d’affirmer le rôle important des femmes africaines dans le développement et la libération de l’Afrique.
Ainsi, la célébration de cette journée vise à promouvoir le statut social et économique des femmes sur le contient et à rappeler leur contribution à l’évolution d’une identité panafricaine forte. Les femmes africaines continuent de jouer un rôle crucial dans la société, malgré les défis auxquels elles sont confrontées, notamment les violences économiques et conjugales, les mariages précoces et les mutilations génitales féminines.

Au Cameroun, les femmes assument plus des deux tiers des charges du ménage avec des revenus généralement faibles, ce qui accroit leur vulnérabilité et les expose à de nombreuses formes de violence. C’est dans l’optique de dénoncer ces tares que le Collectif « Stop feminicides 237 » a procédé ce jour a une sortie groupée sur l’étendue du territoire national pour montrer leur soutien et surtout leur indignation, ceci malgré le refus de manifestation publique, « Dans le cadre de notre campagne que nous menons chaque année, nous faisons des actions et cela se manifeste par cette marche pour montrer notre soutien et notre indignation aux femmes et aux filles victimes de feminicides au Cameroun. Cette année, vu le contexte électorale on nous a refusé carrément de pouvoir occuper les espaces publiques à fortes populations. Pour nous, en tant que militantes féministes, malgré le contexte socio-politique, nous avons choisi bon de se soumettre à notre activité pour montrer qu’année électorale ou pas la question des feminicides reste importante et cela doit être entendu. C’est une activité nationale que nous avons mené dans les villes telles que Douala, Ebolowa, Maroua, Ngaoundere, Kribi et de Bafoussam pour attirer l’attention sur les questions de feminicides. », Explique la Présidente Viviane Tathi Yende.
Poursuivre le plaidoyer auprès des pouvoirs publics

Avec un taux sans cesse croissant de cas de feminicides recensés dans le pays notamment Diane Yangwo et bien d’autres, les membres de ce Collectif « stop feminicides 237 » à travers des messages tels que « Justice Pour Diane Yangwo », « Pour chaque feminicide justice et protection », « stop a une justice patriarcale », « une justice injuste soutient l’impunité », « le droit à la vie est un droit des femmes » ou encore « Pour Chaque feminicide justice et protection », appellent à la mobilisation et à l’intervention tout azimut des pouvoirs publics, « C’est vrai qu’il y a de plus en plus une prise de conscience, mais la réalité est que pour stopper définitivement ce phénomène, il faudrait qu’il y ait une volonté au niveau des institutions camerounaises pour pouvoir changer les lois mais également les procédures judiciaires qui accompagnent et répriment les questions de feminicides au Cameroun. Mais, malheureusement comme on l’a vu par exemple avec l’affaire Diane Yangwo et l’affaire Temeu Michelle, nous comprenons que ce n’est pas juste de la dénonciation qu’il faut pour lutter contre les feminicides, il faut également un système qui fonctionne, car si tel n’est pas le cas, on va se retrouver avec des cas alarmants et inquiétants de feminicides. », Souhaite Viviane Tathi Yende.
En rappel, en 2024, 69 cas de feminicides ont été recensés au Cameroun, ce qui représente une augmentation de 23,2% par rapport à 2023. Aussi, en seulement 27 jours en 2025, 10 cas de feminicides ont été enregistrés, ce qui est considéré comme une situation alarmante.



