Cameroun- Accès aux services de lutte contre le VIH et la tuberculose :Vers l’élimination des obstacles liés aux droits humains

L’atelier de consultation multipartite s’est ouvert ce 26 juin à Yaoundé, sur les obstacles liés aux droits humains qui entravent l’accès aux services de lutte contre le VIH et la tuberculose au Cameroun.
Un diagnostic clair a été posé en 2018 et consigné dans un rapport de référence sur les obstacles liés aux droits humains qui entravent l’accès aux services des programmes de lutte contre le VIH et la tuberculose. Ces obstacles sont en général les stigmatisations , la discrimination , le non respect de la confidentialité et la vie privée des patients dans le diagnostic pour ne citer que ceux-là. Ces bemoles de nature juridique et liés aux droits humains ,qui impactent considérablement l’efficacité d’action de ces programmes de lutte nationale contre ces maladies. Il est donc temps de prendre en compte le respect des droits de l’homme dans l’élaboration et l’implémentation de ces programmes pour atteindre au maximum les objectifs assignés, et aussi dans le sens de renforcer les efforts du gouvernement dans la lutte qu’il méne contre ces pandemies .Et par dessus tout amélior la qualité d’intervention des professionnels de santé affectés à ces projets. C’est d’ailleurs ce qui a rassemblé tous les acteurs du secteur de la santé sous l’égide de la Cameroon National Association for Family Welfare (Camnafaw) . Ainsi donc « cet atelier manque l’importance particulier que le chef de l’État accorde au traitement à l’administration et la dispensation des médicaments aux patients en terme de VIH, à la tuberculose et au paludisme. C’est pour cela qu’il a été demandé au ministère de la santé publique de tout faire pour organiser une consultation qui tiennent en compte des obstacles qui pourraient empêcher l’accès à ce traitement qui il faut le signaler est gratuit pour la plupart des cas. Et ces obstacles sont essentiellement liés à un ensemble de chose qui vont contre les droits humains. Donc l’atelier permettra de tenir compte de ces obstacles pour que tout le monde puisse accéder au traitement. Ces obstacles ont trait à la discrimination, à la stigmatisation qu’il y a autour de ces patients et qui les empêche d’accéder aux structures de soins. C’est l’objectif de cet atelier qui on espère va donner de résolutions concrètes qui incluent non seulement le gouvernement, tout les partenaires de la société civile mais aussi tous les partenaires technologiques et financiers. » a indiqué le Dr Georges Alain Etoundi Mballa directeur de la lutte contre la maladie au Minsanté, représentant le ministre de la santé publique
C’est donc parti pour deux jours de travaux (26 au 27) pour les experts du fonds mondial, le gouvernement, les instances de coordination des différents programmes, la Camnafaw et la société civile pour élaborer un programme global chiffré destiné à réduire les obstacles liés aux droits humains et qui entravent de ce fait l’accès aux services de lutte contre le VIH et la tuberculose, faire des recommandations pour l’implemantation satisfaisante de ce programme. Ce est que cette maniere que l’on peut efficacement mener la lutte contre ces maladies sans toutefois exclure certaines personnes vulnerables. Tout ceci va permettre de renforcer la justice dans la riposte au VIH et à la tuberculose. Pour se faire un état des lieux de ces obstacles sera dressé par ces acteurs , et même identifié afin de trouver les solutions idoines .Concrètement les personnes chargées d’implémenter ce projet ont pour mission de « donner plus d’information aux populations, s’assurer que l’ensemble de la population bénéficie de ces réseaux de prévention, de traitement et d’information pour éviter de tomber malade . Et pour ceux qui sont malades, c’est de mettre en place des systèmes différenciés pour s’assurer que ces personnes vont être d’abord dépistées et ensuite mis sous traitement. C’est une solution une solution générale. Le but de cet atelier est aussi de trouver des solutions qui sont pragmatiques , applicables au Cameroun et qui vont marcher . Je crois que ce travail sera fait avec les leaders religieux, les chefs de communautés , les chefferies mais également le parlement et la police. » a confié Bruno Clary, expert du FPM- Global Fond.



