Cameroun- Adoption du Projet de Loi contre les violences faites aux femmes et l’accès à l’éducation des jeunes filles : L’association « Parler D’Elles » lance le plaidoyer
Cameroun- Adoption du Projet de Loi contre les violences faites aux femmes et l’accès à l’éducation des jeunes filles : L’association « Parler D’Elles » lance le plaidoyer

Cameroun- Adoption du Projet de Loi contre les violences faites aux femmes et l’accès à l’éducation des jeunes filles : L’association « Parler D’Elles » lance le plaidoyer
En collaboration avec ses partenaires et sous le parrainage du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille(MINPROFF), L’association « Parler d’Elles » annonce ce 28septembre 2025 a Yaoundé, le lancement de sa campagne de plaidoyer nationale intitulée « Nos Voix, Notre Avenir. ». Autour de cette initiative, la Directrice de l’APDL, Laetitia Tonye Loe, la porte-parole Haingo Epouse MANGA, L’artiste Sanzy Viany ou encore la présidente de l’ACAFEJ, Akoa Yvonne.
Malgré la mise à jour du code pénal camerounais en 2016, la mise en œuvre d’une Stratégie Nationale de Lutte contre la Violence basée sur le genre(2022-2026) ainsi que de nombreux programmes en matière d’accès à la santé sexuelle et reproductive, prévention et protection contre les VBG, autonomisation et accès a l’éducation, la situation sur le terrain reste alarmante. En effet, selon le décompte du MINPROFF de février à mai 2023, plus d’une vingtaine de femmes ont été tuées soit par leur époux, compagnon, ou ex-compagnon, soit par des brigands ou des inconnus dans la région du Centre. Il apparait tout de même que ces chiffres ont connu une escalade fulgurante, qui n’a pas laissé indifférente la tutelle.
Ainsi, de concert avec ses partenaires au développement, et les organisations de la société civile(OSC), elle a initiée des actions qui se sont soldées par le lancement du processus d’élaboration de l’avant-projet de loi visant à encadrer de manière globale et cohérente la prévention, la protection, la répression et la prise en charge des VBG.

Impact des VBG sur l’accès à l’éducation
La violence basée sur le genre(VBG) est un obstacle majeur à l’éducation des filles, qui en sont des victimes fréquentes, notamment en raison des violences sexuelles, physiques et psychologiques. Les conflits armés, les normes socioculturelles patriarcales et la pauvreté exacerbent ces violences, qui entrainent la déscolarisation des filles, des traumatismes psychologiques et l’abandon des études. C’est dans ce contexte qu’en mai 2025 lors du festival des OSC féminines camerounaises, l’association Parler d’Elles avec le parrainage du Minproff et d’autres associations annonçait le lancement de la campagne de plaidoyer d’une loi contre les violences faites aux femmes et l’accès à l’éducation des jeunes filles déplacées internes. Ladite campagne cible ici : les parlementaires, les leaders religieux et communautaires, les medias, membre du gouvernement, les influenceurs, les citoyens et les partenaires au développement.
Objectifs et vison de la campagne
Ladite campagne intitulé « Nos voix, notre avenir » vient rappeler qu’il s’agit de l’avenir collectif des camerounais, ainsi surtout l’importance de lever les tabous autour de ces sujets et d’encourager une plus grande prise de conscience des acteurs publics. « nous entendons à travers cette campagne sensibiliser les acteurs clés quant à l’urgence et l’importance d’une loi contre les VBG ; mobiliser l’opinion publique et les medias autour de l’impact des VBG sur l’accès à l’éducation des filles et le développement communautaire et encourager les dirigeants à favoriser l’adoption d’une loi contre les VBG et renforcer les politiques en matière d’accès à l’éducation des filles des filles en situation de vulnérabilités. », confie Laetitia Tonye Loe, Directrice exécutive de l’ADPL.



