Le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji est descendu sur les lieux, le 08 mai dernier à Mendong dans l’arrondissement de Yaoundé 6. l’objectif étant d’évaluer les risques d’une éventuelle catastrophe.
La colline Akok Ndoé surplombée par un massif rocheux mobilise les attentions. Les fissures visibles sur le massif rocheux située à cheval entre les arrondissements de Yaoundé 6 et Yaoundé 7, présagent une catastrophe pour les riverains. Le mont se résume désormais à un sentier qui conduit au rocher. C’est un véritable quartier qui se dresse jusqu’au joyau naturel. En parcourant la colline, les premiers clichés qui s’offrent à vous, est celle des pierres du rocher suspendues par une » force invisible » sous le poids de larges fissures. Pendant que certaines résidences sont situées à seulement quelques mètres du rocher des éperviers » « (Akok Ndoé).
Il est difficile de comprendre comment les riverains ont fait pour s’installer aussi près, et pourtant, a t-on laissé croire, ce rocher existerait depuis des lustres. Selon l’urbaniste kengne Fodouop,, « la zone d’Akok Ndoé fait partie de celles que le plan d’aménagement de la ville de Yaoundé a déclaré comme zones non constructibles ou inconstructibles. Les gens y vont peut-être comme tout le monde a besoin d’avoir accès à la propriété et à un prix raisonnable, le problème est de voir comme la terre est toujours appropriée, ils s’y installent avec la complicité des propriétaires terriens qui prétendent avoir un droit de propriété par la possession d’un titre foncier, ils s’y installent à leurs risques et périls»
Pour les habitants encore installés, l’absence des moyens financiers serait la principale cause de leur présence en ces lieux étiqueter comme étant à haut risque. « Que devons-nous faire ? Nous n’avons pas le choix ». Pour d’aucuns, le danger ne serait pas proche. Car expliquent ils, « ces fissures seraient vieilles de plusieurs siècles. Jusqu’à cette date, elles n’ont pas cédé. Nos moyens ne nous permettent pas de nous trouver des terres ailleurs », explique un riverain au cours de la visite effectuée par le ministre de l’administration territoriale sur le site. « Je suis venu constater l’État des lieux. Je suis accompagné de spécialistes pour faire une évaluation de la situation. Vous avez-vous même vu cette fissure, cette fissure est déjà grande et s’élargit davantage, c’est une situation grave. Il faut déjà penser à un périmètre de sécurité d’après les études, les maisons à un kilomètre et demi à la ronde seront touchée » précisé Paul Atanga Nji.
L’urbaniste, Kengne Fodouop relève par ailleurs quelques risques liés à l’installation à proximité du massif rocheux. Parmi ceux-ci, il convient de relever, des éboulements de terrain, le déchaussement des murs, la perte de la première couche du crépissage, avec le temps les maisons peuvent s’écrouler et évidemment la perte de la vie pour ces populations.
Pour pallier ce problème, d’aucuns évoquent le dynamitage des rochers.



