Cameroun – Année scolaire 2020-2021 : Au lycée technique de Mbankomo, c’est le temps de l’école

La rentrée scolaire 2020- 2021 a pris le rail il y a exactement une semaine ( 05 octobre 2020) sur tout l’étendue du territoire camerounais. Dans le but de donner toute l’information et la bonne information à ses lecteurs, votre journal s’est rendu en périphérie pour toucher du doigt cette rentrée scolaire aux allures spéciales.
Contrairement aux années antérieures, la rentrée scolaire 2020-2021 est particulière dans la mesure où, au lieu comme à l’accoutumé de commencer au mois de septembre, elle a commencé cette fois au mois d’octobre. La seconde particularité est que le gouvernement camerounais, pour limiter les risques de transmissions du Coronavirus, choisit de réduire les salles de classe à 50 élèves maximum et de procéder au système de mi-temps.
Le calendrier annuel déjà disponible, chaque enseignant sait désormais à quoi s’en tenir pour finir à temps les programmes. Au lycée technique de Mbankomo, les cours ont bel et bien repris. qui le premier jour de classe est relaté Dama Agabous, le proviseur de cet établissement situé au centre ville de l’arrondissement situé dans le département de la Mefou et Akono. D’après lui, « Nous devions normalement nous retrouver ici à 07h00 pour le rassemblement. Ce qui a été fait à 07h15. Et à 07h30, les élèves et enseignants ont regagné leurs salles de classe respectives. Quant aux nouveaux élèves de première année, et des classes de seconde qui ne savaient pas exactement de quel coté ils devaient se diriger, ils ont été accompagnés par les enseignants vers leurs salles de classe. Parce qu’en fait, les salles ne sont pas groupées. Nous avons ceux qui sont orientés dans les ateliers parce que les salles de classe ordinaires sont en nombre réduit. Il est donc question de mettre à contribution les ateliers. Donc, en gros, depuis lundi, 05 octobre matin, les classes ont repris. Malgré le fait les enfants croyaient que c’était plutôt la fête des enseignants et que les enseignants devaient rester fêter. Donc, on leur a expliqué que nous sommes entrain de respecter scrupuleusement les mesures barrières et qu’on ne saurait donc mettre de côté les instructions ministérielles. »
Le système de mi-temps qu’en est il ?
Le lycée technique industriel de Mbankomo semble ne pas être concerné par les système de mi-temps.

Selon le proviseur de ce lycée, l’établissement opte de se maintenir dans l’ancien système. Mais elle réduit ses effectifs au chiffre maximal de 50 élèves par classe. D’ailleurs selon lui, les effectifs ne sont pas pléthoriques. La preuve, « les classes, qui ont le plus grand effectif, sont les classes de 1er année, où nous avons 46 élèves dans une classe de génie électrique et 44 élèves dans une classe de génie électrique. Les autres classes, sont les classes de 20, 16, 30. Donc, nous n’avons pas de problème d’effectif. », confie Dama Agabous, Proviseur.
Quelle stratégie pour couvrir entièrement les programmes annuels ?
Pour le patron du lycée technique de Mbankomo, Les trimestres sont déjà subdivisés en termes de semaines aussi, « On demande aux enseignants de faire en sorte que les fiches de progressions puissent désigner tout ce qui sera fait au courant de l’année. Donc les programmes seront couverts régulièrement. Parce qu’en fait, les années antérieures, lorsque l’école commençait en septembre, à partir du mois de mai, les examens étaient déjà organisés. Cette fois ci ce ne sera pas le cas. L’école va continuer jusqu’au mois de juin. C’est-à-dire que le troisième trimestre ne sera plus un trimestre de fête, mais un trimestre réel. Parce qu’en fait, lorsqu’on revenait en avril, c’était pour organiser les examens blancs. Mais cette fois ci, on reviendra pour continuer avec les cours pour que les examens officiels commencent au mois de juin par rapport au calendrier de découpage de l’année scolaire. »
Tout comme le lycée technique de Mbankomo, son voisin le plus proche, étant le lycée bilingue de Mbankomo est dans le même rang. Le système de mi-temps n’est pas de mise en raison du faible taux d’élèves dans les salles de classe.
Cependant, l’heure n’est désormais plus à la rigolade, plutôt au travail pour un résultat final de qualité.



