Cameroun : Bertrand Mang convoqué par la police judiciaire

L’homme politique camerounais Jacques Bertrand Mang a reçu une convocation officielle l’enjoignant à se présenter devant les services de la police judiciaire du Littoral. Cette démarche administrative, datée du 13 janvier 2026, intervient dans le cadre d’une enquête dont les motifs précis n’ont pas été dévoilés par les autorités.
Une procédure aux motifs non divulgués
L’intéressé a lui-même rendu publique cette convocation via les réseaux sociaux, sans fournir d’explications sur la nature des faits qui lui sont reprochés. Cette publication anticipée est interprétée par certains observateurs comme une volonté de l’ancien cadre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) d’informer l’opinion et de prévenir toute spéculation concernant une éventuelle mise en détention à l’issue de son audition.
Un contexte marqué par des prises de parole critiques
Si le fond de l’enquête reste officiellement inconnu, le parcours récent de l’homme politique offre un éclairage contextuel. Depuis son départ du PCRN en 2025, Jacques Bertrand Mang a multiplié les interventions publiques, notamment sur les plateformes numériques, pour formuler des critiques à l’encontre de plusieurs figures institutionnelles et politiques.
Parmi ses prises de position les plus marquantes figure une vidéo diffusée le 12 janvier dernier, dans laquelle il s’interrogeait sur le coût et l’origine de certains éléments décoratifs, notamment des fleurs importées, utilisés lors de la réception des vœux organisée par la première dame. Il établissait alors un parallèle entre ces dépenses et les besoins en infrastructures hydrauliques de base dans certains quartiers de Douala.
Son champ critique s’est également étendu à d’autres personnalités, incluant des responsables sportifs et des membres du gouvernement, ainsi qu’à l’ancien président de son parti, Cabral Libii, après sa démission.
Cette convocation s’inscrit dans un paysage politique où les interactions entre expression publique et procédures judiciaires font l’objet d’une attention particulière. L’audition du 20 janvier prochain permettra de déterminer la suite judiciaire ou administrative qui sera donnée à ce dossier.



