
Après des semaines de préparation, Kribi a accueilli le Cameroun, l’Afrique et le monde du cycliste, pour le double événement de la présentation officielle des équipes mais aussi du top départ de la compétition.
Comment terminer cette semaine sans revenir sur les images qui auront marquées le déroulement de ces évènements dans notre belle cité balnéaire, qui pour une fois encore vient de démontrer à la face du monde, l’étendu de son potentiel en matière d’organisation et d’accueil des évènements d’envergure internationale. Ce qui a l’évidence n’est pas une première, des voix s’accordent à dire qu’un tel succès ne surprend guerre tant la ville, de part ses prédispositions touristiques et économiques reçoit à longueur de temps, les personnalités du monde, qui pour un séjour ou pour des affaires, affluent.
Mais disons nous le bien le grand prix cycliste international Chantal Biya au delà des grands projets structurants et des foires qu’abrite la ville, la boucle est le premier grand évènement majeur que vient d’accueillir la cité touristique, depuis la visite des chefs d’État de la sous région à l’occasion de l’inauguration du pipeline Tchad-Cameroun. D’autant plus qu’elle a donné à voir au-delà de tout une union sacrée entre les élites qui pour une fois malgré les relans des batailles de leadership, ont réussi ensemble comme jamais l’Océan l’a vu pour donner aux convives cette image de l’Océan que l’on souhaite.
Oui pour une fois, les frères d’une même mère et d’un même père Jules et Grégoire, mains dans la mains chacun dans sa place pour porter le leader et donner un cachet particulier à cette célébration. Plus encore à travers le déploiement et la démonstration de force de la Mairie de ville, comment ne pas arriver à la conclusion que l’on peut quand l’on veut. Une démonstration de force, qui s’est déployée à travers la toilette observée dans certains artères de la ville, mais plus encore par les primes réservées aux cyclistes Camerounais jusqu’ici jamais manifesté dans le tour.
Comment ne pas donc se sentir interpeller face aux défis de développement locaux, tant sur les aspects social, culturel et sportif. Comment ne pas se sentir jaloux d’une telle mobilisation face aux énormes difficultés que rencontrent les acteurs du sport local toute discipline confondu, mais plus encore le football porte flambeau ou vitrine par excellence. Une nouvelle saison vient de s’achever avec les conséquences sur chaque club de l’Océan engagés dans les compétitions officielles.
Au bilan, l’Océan vient de perdre la seule place en elite de notre football au cours d’une saison particulière où l’équipe de l’Océan a évolué à Hevecam, faute d’une infrastructure sportive aux normes de la compétition dans le centre ville, privant ainsi l’équipe de ses supporteurs, au delà des reproches qui peuvent être propre au management de cette équipe et de l’ensemble des équipes. l’Océan aujourd’hui a besoin de voir une telle mobilisation se poursuivre pour sauver notre sport roi, que se serait beau de voir une mobilisation de moyen, pour soutenir les ligues, et les clubs de l’Océan. Comment ne pas se sentir jaloux ?
Comment ne pas se sentir jaloux voir cette union sacrée qui nous fait défaut faces aux défis sociaux auxquels sont confrontés les populations au quotidien, notamment dans la lutte autour des retombés socioéconomiques des grands projets structurants, dont en ligne de mire l’institut national des métiers marins, pour ne citer que ce dernier. Comment ne pas sentir jaloux, face aux moyens déployés pour nettoyer une ville comme toutes les grandes métropoles est de plus en plus confrontée à la crise d’ordures avec ses conséquences sur le plan environnemental et sanitaire ? Oui pour un temps Kribi était belle, et respirait, poussant les citoyens lambda a se demander combien de tour cycliste faut-il pour enfin voir, le programme de la ville intelligente se déployer ?
Comment ne pas se sentir interpeller au lendemain de cette belle fête sur les défis de notre ville intelligente à mi-parcours de mandat ? Comment ne pas se sentir interpeller sur l’issue de la lutte contre le désordre urbain, observée le long de la côte, le temps du tour cycliste ? Pourquoi ne pas saisir l’occasion pour enfin poursuivre ces chantiers qui nous interpellent tous, mais en premier chef, nos élus.
Le grand prix cycliste était à Kribi comme un signe pour lever peut-être la clé de voûte du développement de notre département, « et ne venez pas surtout nous dire qu’il n’y a pas l’argent, il y a l’argent et nous avons tous vus » comme dirait l’homme de la rue. Oui ne venez surtout pas nous dire que l’union sacrée entre nos élites n’est pas possible, nous l’avons également tous vu autour de la marraine du grand tour cycliste international.
FIN DE CHRONIQUE



