Cameroun – Inscription académique : l’Irgm réclame aux universités sa part du gâteau
Le directeur de l’Institut de recherches géologiques et minières (Irgm), le docteur Victor Hell a clairement dévoilé, le 25 avril dernier, les difficultés auxquels, sont exposées la structure dont il a la charge au sujet de l’encadrement des stagiaires.
Cette requête est survenue au cours de l’animation scientifique liée au lancement du mois de la recherche au Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (Minresi). En effet, l’exposé du Docteur Jean Claude Ntonga, Chef de centre de recherches hydrauliques, sur le thème retenu « Ressources en eau du Cameroun : enjeux de la connaissance et de la maitrise de la ressource, défis et perspectives », aura aidé, le Docteur Victor Hell à vider sa gibecière.
En effet, spécialisé dans le secteur hydraulique, chaque année, les étudiants issus des universités d’Etat et privée, spécialisés dans le secteur de l’eau, y effectuent des stages académiques et de perfectionnement. Selon le directeur de l’Irgm, « Nous travaillons pratiquement avec tout ceux qui travaillent avec l’eau. Que ce soit agricole, eau potable, BTP… ». Par ailleurs, ajoute t-il, « dans le domaine de l’eau, nous avons une ressource humaine qualifiée. », d’où, la confiance que les étudiants et universités accordent à l’institution. D’après lui, « Il ya plus de 10 000 étudiants dans les géo sciences. On accueille des étudiants. Ils viennent de partout. Mais, nous n’avons aucune convention signée avec aucune université.». Et pourtant, « il nous faut de l’argent », déclare t-il.
Dans son allocution, le directeur de l’Irgm dévoile que Ces étudiants, payent la scolarité. Ils payent les frais d’un travail. Pour être encadré. « Nous, nous n’avons que notre budget pour fonctionner. Mais, nous accueillons les étudiants. Normalement, dans les conventions que nous devions établir, les universités devraient nous céder une partie de la scolarité pour encadrer les stagiaires. Les amener sur le terrain, ça demande de l’argent. Et ce n’est pas prévu dans notre budget. Donc, pour cela, on devrait avoir un peu de moyens de la part des universités pour pouvoir nous permettre d’entretenir les étudiants. Des données que vous réclamez, il faut des moyens pour les produire. Je reçois par jour, au moins, 100 demandes de stages. C’est soit pour avoir des données, soit, faire des stages académiques. On n’a pas la capacité de les accueillir. Donc, il est important, que les universités avec lesquels nous travaillons dans le cadre institutionnel, qu’on signe des conventions d’encadrement des étudiants en Master et en Doctorat. Et nous ne pouvons pas le faire si on n’a pas les capacités. » Souligne t-il.
Pendant son plaidoyer, d’interpeller les ministères liés à ce département de recherches. Entre autres, le Ministère de l’eau et de l’énergie, le ministère des travaux publics et bien d’autres.



