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Cameroun-Crise sociale: la Cndhl accuse l’État et les activistes

La 24ème session ordinaire de la Commission nationale des droits de l’homme et libertés (Cndhl), s’est tenue, le 08 mai 2018 à Yaoundé.

Quelques mois avant la publication officielle du rapport de l’année 2017 sur la situation des droits de l’homme et des libertés au Cameroun, il ressort que le rapport 2017, ne serait pas satisfaisant. La raison qui parait au gout du jour, est la crise que traverse le Cameroun dans les régions du Nord-ouest et sud-ouest du pays. Il s’agirait ici, du cas de la menace sécuritaire entrainant la violation des droits de l’homme, rendant ainsi la tâche difficile à l’institution des droits de l’homme d’œuvrer. A ce propos Divine Chemuta Banda, président de la Cndhl déclare,  » le cas des droits de l’homme chez nous au Cameroun est inquiétant. (…) Les populations ne se sentent pas en sécurité. » Selon lui,  plusieurs facteurs en sont à l’origine. Tout comme les pouvoirs publics sont responsables, les activistes le sont aussi. « Vous imaginez un administrateur civil principal qui signe un arrêté pour inviter les populations à quitter leurs foyers pour chercher la sécurité ailleurs. D’autres demandent aux écoles de fermer. « , précise le président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl). Divine Chemuta Banda qualifie tout ces actes de diabolique.

L’insécurité des populations est ainsi pointée du doigt. Ceci, créant un vaste mouvement de migration des populations. Aujourd’hui, ils sont des milliers à se réfugier à l’étranger à cause de la fermeture des écoles par les promoteurs pour limiter l’accès à l’éducation des enfants, les enlèvements des autorités et divers actes de violences sont aussi comptés.  Toutefois la Cndhl déplore les décès des civils et membres des forces armées; et les orientations données par rapport à la crises que traverse le Cameroun. Par ailleurs, elle assure que des solutions sont recherchées par la racine. Les visites de travail effectuées dans les régions du nord-ouest et sud-ouest, les du 05 au 08 février 2018 illustre parfaitement. Cependant, la Cndhl sensibilise contre la violence et la guerre, promeut le dialogue pacifique.

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Le président a profité de son allocution de circonstance au cours de cette 24ème session ordinaire pour lancer un vibrant appel à la communauté nationale comme dans le passé à se mobiliser à travers la solidarité pour faire face à cette crise que traverse le Cameroun.

 

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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