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Cameroun- crise sociopolitique dans le Noso : Ayuk Tabe reçoit la visite de la CNDHL

C’est ce qui ressort du communiqué de presse signé le 02 février dernier par la commission nationale des droits de l’Homme et des libertés ( CNDL). Ceci est à la suite à la réunion de coordination mensuelle des présidents et sous commission de la CNDL présidé par Dr Divine Chemuta Banda président de ladite institution en date du 30 janvier 2019 à Yaoundé.

La commission nationale des droits de l’Homme et des libertés après plusieurs demandes  adressées aux autorités compétentes avec fin de non recevoir, a fini par rencontrer les leaders sécessionnistes . La CNDL a rencontré les 58 suspects arrêtés au Nigeria en janvier et mars 2018. Au cours de la visite effectuée le 31 janvier dernier à  la prison centrale de Yaoundé , l’équipe à Divine Chemuta Banda a eu des échanges avec Ayuk Tabe, président autoproclamé de la république imaginaire d’Ambazonie. La CNDL rendra public le rapport de cette visite dans les prochains jours et va étayer les nouvelles propositions de solutions à cette crise à temps opportun aux autorités compétentes.
Il est à noter que cette crise sociopolitique dans les régions du Nord- ouest et Sud-ouest Cameroun dure depuis plus de quatre ans. Les efforts du chef de l’État Paul Biya pour résoudre cette crise sont restés vain. Le conflit perdure toujours , causant des pertes en vie humaine et économique très importante. Cette rencontre est une lueur d’espoir de sorti de crise. Bien que le procès entre l’État camerounais et Ayuk Tabe et cie bât de l’aile .
Par ailleurs, au cours de cette réunion, la CNDL s’est inquiété de la dégradation sécuritaire dans les régions du Nord- Ouest, Sud-ouest Cameroun et de l’Adamaoua . La région de l’Extrême- Nord n’est pas en reste avec la persistance des attaques de Boko Haram contre les civiles  dans certaines localités. Le climat de tension sociopolitique suite à l’arrestation de Maurice Kamto et certains militants du mouvement pour la renaissance du Cameroun ( MRC) , suite à la marche blanche du 26 janvier dernier , a été également abordé.  Parlant de manifestations publiques et les interdictions par les autorités administratives , la CNDL dénonce les interdictions fréquentes et le recours excessif à la violence de certains éléments de forces de sécurité.

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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