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Cameroun- DP du journal l’Avenir: Libérez Martinez Zogo

 Le directeur de publication de l’hebdomadaire l’Avenir, Zephirin Koloko vient de rendre publique sa réaction dans les réseaux sociaux sur l’arrestation du journaliste et animateur Martinez Zogo. Il exige la libération de ce dernier.

 

   L’homme qui a l’émission radiophonique la plus écoutée de la capitale politique du Cameroun, Yaoundé a été interpellé, hier, 17 janvier en soir ée, par les éléments de la gendarmerie nationale et gardé à vue au Sed.

Martinez Zogo, est le présentateur de l’émission « embouteillage» sur amplitude FM fréquence « 103.3» , de 10 heures à 12 heures ( heure locale) .  Une tribune qui lui permet de dénoncer les tares sociales, et les abus des personnes dites intouchables de la république. Il arme son verbe pour défendre les faibles, sans flagornerie et phobie.  Le fait qui l’inculpe est, la prétendue diffamation de Mvondo Ayolo et son épouse, l’actuel directeur du cabinet civil à la présidence de la république, au cours de son émission  » Ambouteillage » sur les ondes de la radio Amplitude Fm.  Depuis son interpellation hier, les réactions fleuves sur les réseaux sociaux. Ceux d’un côté se réjouissant de sa turpitude, d’autre par contre condamne avec la dernière énergie cet entrave à la liberté de presse. C’est le cas du Directeur de publication du journal l’Avenir. Indigné, il exige sa libération, en s’appuyant sur la loi de 1990 portant sur la communication sociale au Cameroun. D’ailleurs, il s’interroge du fait qu’un journaliste n’a t-il pas le droit de se tromper et la nécessité du droit de réponse en journalisme ?

L’intégralité de son opinion :

Libérez Martinez Zogo

Par Zephirin Koloko
L’arrestation de cet homme de média suite à une plainte du ministre, directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo ,montre bien que personne n’est en sécurité dans ce pays. Entendons nous bien . Nous sommes tous en insécurité dans notre propre pays .Depuis son arrestation, Martinez Zogo n’a pas le sentiment d’avoir enfreint une loi légitime. Sa lutte continue. Oui il continuera à protéger les pauvres des appétits des riches. En vertu de la loi de 90 sur la communication sociale,il a la règle de droit de son côté .Pour moi ,le DCC a agit en violation des normes. En faisant arrêté le  »maestro » directement par le Sed , il fait croire aux yeux du monde que le Cameroun est une »democrature » . Ces arrestations arbitraires et entraves à la liberté de presse mettent en mal nos petits acquis démocratiques obtenus jusqu’ici .Avérés ou non , ces informations ne sauraient conduire un journaliste en cellule. Ne dit-on pas qu’un pays se juge par la façon dont il traite les faibles?
On dit qu’il a publié une fausse information sur l’épouse du DCC dans ses émissions.Mais un journaliste devrait-il se retrouver au Sed parce qu’il a publié une fausse information ? La femme du DCC est -elle si fragile qu’elle pourrait être ébranlée par une déclaration non fondée venant d’un homme de média ? Monsieur le ministre, directeur du cabinet civil. Un simple droit de réponse aurait suffi. Le fait de se livrer à ce jeu de pouvoir n’est pas bon pour vous cher grand frère. Le défunt Martin Belinga Eboutou n’avait jamais enfermé un journaliste nonobstant des tirs groupés sur sa personne. Une déclaration ,aussi critiquable soit-elle, devrait-elle valoir à un journaliste d’être arrêté et embastillé ?
Tout en respectant l’opinion de ceux qui estiment que ce journaliste a eu ce qu’il mérite ,je reste convaincu que beaucoup d’autres journalistes seront encore arrêtés . Et je serais là pour prendre leur défense.
Vivement la dépénalisation et la deprisonnalisation des délits de presse au Cameroun. Une lutte savamment menée par le Pr.Boyomo Assala,Directeur de l’Esstic.

DP du journal l'Avenir
Zéphirin Koloko, DP du journal l’avenir

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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