Cameroun- Emigration clandestine : Hervé Tchemeleu revient sur la scène du crime

Ce dernier a tenu un échange avec la presse camerounaise, ce 11 septembre 2018 à Yaoundé. Il était question de présenter le projet » look i am back », dont le principal objectif serait de sensibiliser la masse sur les dangers de l’émigration clandestine.
Les chiffres des décès liés à l’émigration clandestine sont effroyables. L’organisation internationale des migrants comptabilise près de 26 000 décès depuis 2014, soit, 6 142 en 2017. Il est à noter que, tous les décès ne sont pas toujours comptabilisés. A côté ces pertes en vies humaines se trouvent des sévices (violences physiques, viols), ou encore, le trafic des personnes. Le cas recent de débacle de Lybie fait office d’accrossité. D’ailleurs, Fabrice Essomba, victime de retour de l’esclavage en Libye, des tortures, maltraitances inimaginables et Olga Owono nkolo immigrante du Koweït retenu pour les travaux forcés, sont des exemples vivants, en même de raconter leurs mésaventures.
Et pourtant, le Cameroun se vide de son capitale humain. Les jeunes se lancent de plus en plus vers l’aventure nonobstant les périls liés à leur vie. Pour certain, les pouvoirs publics seraient en partie responsable, du fait de l’inefficacité des politiques mis sur pied, notamment en matière d’emploi. Pour Hervé Tcheumeleu, résident en Allemagne , «le projet » look i am back » est mis sur pied pour sensibiliser sur les risques de l’émigration clandestine. Et par ce projet nous voulons atteindre la cible à savoir la jeunesse qui est plus exposé à ce fléau , les parents par ce que c’est eux qui soutiennent de telles initiatives de mésaventures… Mon objectif est de dire aux jeunes non pas ,de ne pas voyager mais de mieux se renseigner avant de la prendre la route . Il existe les voies légales d’émigration».
Le projet » look i am back « . compte s’appuyer sur l’expertise de l’association des rapatriés luttant l’émigration clandestine au Cameroun ( Arecc) créé en 2005. Pour se déployer à l’intervalle de 6 mois sur 04 régions du Cameroun. Il est question de sensibles au phénomène de l’émigration clandestine. L’équipe de » molaa i am back » a trois axes d’actions à mener sur le terrain. Parmi ces axes, la production du journal sur l’émigration, l’organisation des ateliers de coaching et d’échange avec les migrants rapatriés à Yaoundé, Douala et à Edéa ,enfin, 15 campagnes de sensibilisation sur les dangers des migrations chez les jeunes scolarisés ou non sont aussi au programme.



