Cameroun-Exploitation forestière : Saild s’accorde avec les représentants des foyers communautaires

L’atelier sur la mise en oeuvre du système de vérification communautaire de la légalité des bois des forêts communautaire du Cameroun- phase 2 s’est tenue, à Yaoundé, le 26 juillet 2018. Une série d’accords s’ en est suivie.
Le Cameroun perd un nombre considérable de ressources chaque année dû à l’exploitation illicite de son bois. Par conséquent, c’est plusieurs milliard de dollars qui volent en fumée. Et pourtant, le Cameroun compte sur son territoire près de 400 forêts communautaires, avec un apport important sur le PIB. Il importe donc de mieux encadrer ce secteur, pour une meilleure gouvernance forestière national. D’où cet atelier du lancement du projet SVCL 2 pour sa mise en oeuvre, avec à la cerise 05 protocoles d’accords signés entre Saild et les forêts communautaires. En effet , Ghislain Fomou, coordonateur du programme Saild pense que «ce projet vise à mettre à niveau les forêts communautaires à la l’égalité et à la traçabilité du bois .En fait il s’agira tout au long du projet d’accompagner ,de les appuyer en réalisant les activités qu’ils n’arrivent pas à réaliser de manière normale, vue le coût élevé de ces activités dans le but de les mettre en conformité avec les lois camerounaise en la matière. Mais aussi de créer les relations publiques et commerciales d’affaires et les demandeurs des ressources bois au niveau national et international…»
La session de formation du programme sont inscrits des échanges et discussions sur l’actualité de la foresterie communautaire . Le projet est déjà à sa phare 2 ,avec trois forêts communautaires testés. Cette seconde phase vise à implémenter le SVCL comme un véritable outil pour les communautés. D’ailleurs Onésime Ebongue Ebongue président de la fédération des forêts communautaires du haut nyong est conscient de l’apport, «Au niveau de nos communautés, nous pensions que c’est normale que ce système nous soutienne .Ce qui va nous permettre de se joindre à ce projet afin de régulariser nos activités . ce qui va nous permettre de placer du bois tant sur le marché locale qu’international, pour apporter la plus value . Nous allons vendre un peu plus cher , avant on menait les opérations dans l’illicite, ce qui ne nous avantageait pas..»
Au sorti de ces échanges entre les acteurs du secteur de la foresterie, Les forêts communautaires du FUGIRFOC et d’autres parties prenantes des forêts communautaires seront mis à niveau sur le domaine légal et une certaine visibilité dans la traçabilité du bois au Cameroun.



