Cameroun – fête de l’unité 2017: pourquoi un village de l’unité ?
Quatre jours avant l’apothéose de la 45ème édition de la fête de l’unité au Cameroun, les citoyens optent pour le retour aux sources.
La catastrophe ferroviaire d’Eséka et les accidents répétés sur les axes lourds du pays, des actes d’incivisme dans les réseaux sociaux, la crise anglophone engendrée par les revendications des enseignants et celles des avocats, constituent une liste non exhaustive des plaies qui hante le pays de Ruben Um Nyobè. Malgré le sacrifice des nationalistes pour la liberté et la paix, certains camerounais, se sont tout de même armés de courage pour le boycott de 45ème édition de la célébration de la fête de l’unité.
En effet, au-delà de la grande parade du 20 mai, le village de l’unité et de l’intégration nationale tenu du 15 au 18 mai 2017 à l’esplanade du musée national avait donc pour but le réarmement moral et civique.L’activité organisée par le ministère de la jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) et le ministère des arts et de la culture du Cameroun(Minac) était placée sous le thème « l’histoire du Cameroun et la constitution du vivre ensemble harmonieux ». A cet effet, il était question de poursuivre l’intensification de la Campagne nationale de l’éducation civique et de l’intégration nationale pour lutter contre l’incivisme lancée en décembre 2016 par le Ministère en charge des questions de jeunesse et de civisme.
De plus, dans le but de ré inculquer l’esprit de solidarité observé au sein de la population, accroître les connaissances de l’histoire du pays ; le Programme national de volontariat, la diffusion des documentaires et prestation artistique retraçant l’histoire du Cameroun étaient de mise. Les expositions (thématique, la promotion des produits de première nécessité ou encore la foire gastronomique), les échanges socio-éducatifs ont pour ce fait meublé les trois jours de recyclage civique.
Par Jonas Abena



