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Cameroun- Dimako: Les Bakoums, Bakas et Pols ensemble pour le développement

Ils viennent de tenir leur deuxième congrès ordinaire du comité de développement dans la salle de conférences de la mairie de Dimako.

Du 21 au 22 décembre 2018, s’est tenue à l’hôtel de ville de Dimako, l’ouverture des activités du deuxième congrès ordinaire du comité de développement des Bakoums, Bakas et Pols (CO.DE.BA.POL). Un moment important de réflexion, d’échanges pour développer et défendre les intérêts de ces peuples. Ledit comité a permis de passer au scanner les difficultés et propositions des solutions de chaque village par secteur, un exercice des présidents des comités locaux de développement. « Il est à noter que sur les trente-huit villages concernés, vingt-et-un ont répondu présent.» indique Jacques Fabrice Ndengue Moloula, président exécutif du CO.DE.POL.

Les travaux de Dimako ont été subdivisé en 03 secteurs d’intervention comme le précise Jacques Fabrice Ndengue Moloula le président réélu : « nous avons axés les réflexions sur le secteur de l’éducation. Ici, le manque de personnel enseignant qualifié entraine une baisse vertigineuse du niveau des apprenants. Un dispositif infrastructurel insuffisant. En Santé, La qualité désuète des infrastructures hydrauliques a une profonde incidence sur le vécu quotidien des populations; La distance des villages du centre médical d’arrondissement (CMA) de Dimako ne favorise toujours pas l’accès rapide aux soins. Sur le plan Culturel, La perte des valeurs ancestrales pourtant synonyme du reflet de notre propre identité. En agriculture, L’enclavement des bassins de production nécessite l’aménagement des pistes de collecte, L’absence d’une collaboration franche entre les différentes parties à savoir : les agriculteurs-éleveurs et les chefs de poste agricole. Sur l’aspect Social, nous avons des jeunes diplômés sans emploi qui se retrouvent à la merci des vices avec pour principal corollaire la consommation des stupéfiants, L’insertion socioprofessionnelle très difficile»  Il poursuit en précisant, «nous avons fait le constat amère selon lequel la plupart des villages ont une similitude sur leur vécu quotidien d’où la nécessité d’intervenir de manière urgente.» Il est à noter que les personnes les plus scolarisées dans ces villages est à forte coloration constitué de la minorité BAKA. Cependant, le personnel enseignant est quasi inexistante. Quant aux écoles maternelles, elles sont  quasi inexistences.

Si la base connait des difficultés, ceci a une profonde incidence au niveau secondaire où les structures n’existent pas d’où la nécessité de créer des écoles de proximité. L’arrêt précoce des études par les jeunes entraine le phénomène de déperdition scolaire, Le problème de la scolarisation des jeunes remet sur la sellette la notion de respect qui tente à disparaitre, bien que la responsabilité soit imputée en grande partie aux adolescents.

Le troisième secteur est celui qui s’étend de MENDIM en passant par DIMAKO. Cette zone qui est située sur la nationale numéro 10 a d’autres spécificités bien que proche des deux autres secteurs, et les réalités sont idems. Face à la réalité locale de ces différents secteurs, il est à relever que plusieurs solutions peuvent être apportées pour résoudre les problèmes de cette communauté Bakoum, Baka et Pol. Raison pour laquelle, les jeunes ont tenu à présenter leurs doléances « Nous sollicitons un appui nécessaire au confort de la vie de nos populations; l’accès aux services sociaux de base (eau, électricité, route, aires de santé).».

Bossis Ebo’o

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