ActualitéMis en avantPolitiqueSociété

Cameroun – Jif 2018: L’Université de Yaoundé II s’organise à sa manière

le recteur Adolphé Minkoa Shé a lancé le programme des activités  liées à la 33ème édition de la journée internationale de la femme ( Jif ),  au sein du campus de l’Université de Yaoundé II Soa. C’était le 5 mars 2018 à Yaoundé.

Les femmes du campus de Yaoundé II sont mobilisées à bloc pour célébrer une journée à elles dédier par les Nations Unies. La reprise en chœur de l’hymne national de la femme a démontré leur état d’enthousiasme. Tout un programme d’activités est au menu pour meubler cette 33èmeédition placée sous le thème « Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, renforcer le partenariat pour accélérer le développement durable ».

Lancement des activités

Cette journée est une période idoine pour interpeller les femmes sur certains maux qui minent la société. Ce faisant, une double table ronde a vu le jour avec les thèmes tels que, « Femmes et Election » et « Femmes et Immigration ». Des thèmes très évocateurs qui font échos dans les différents médias. Le premier qui invite la femme à s’intéresser à la chose politique. Surtout en cette période, où les élections sont annoncées en grande pompe. Pour Madame Elanga, Chef service des relations publiques à Elections Cameroon, par ailleurs panélistes, « le nombre des femmes inscrites par rapport aux hommes est très bas ». Du coup, l’institution en charge des élections veut « intensifier l’inscription des femmes à tous les niveaux » a-t-elle expliqué. A cet effet, le 21 février dernier, le président du Conseil électoral a accordé une séance de travail à l’association More Women in politics au sujet du projet d’appui à la massification de la participation politique des femmes aux échéances électorales de 2018, inscrit dans le cadre du projet  » Démocratie au féminin ». Cette délégation était conduite par le Professeur Justine Diffo Tchunkam.

S’agissant du second thème intitulé « Femmes et immigrations », la femme de l’Université de Yaoundé II, s’est imprégnée des différentes tortures et décès auxquels font face certains africains en route pour l’hexagone. Mais en retour, le désespoir que ces hommes laissent dans le cœur des femmes. A ce sujet, la secrétaire générale de l’Université de Yaoundé II, Professeur Alice Augustine Tang, « les femmes sont victimes des violences morales, des violences physiques ». Elle poursuit en interpellant les « jeunes filles que ce n’est pas toujours la solution, il faut faire les migrations utiles ». Dans le même sillage, « Tout ce que nous considérons aujourd’hui comme des terres, des saluts ont été construites par d’autres et il est important plutôt de vouloir construire son propre eldorado en travaillant (…) Personne ne viendra bâtir l’Afrique à la place des africains » a indiqué l’un des panélistes, Professeur Emmanuel Pondi.

D’autres articulations vont meubler cette journée avant l’apothéose. En occurrence, une marche sportive est prévue, ce 06 mars. Aussi au programme, des œuvres de charité aux démunis et orphelins.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page