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Marchée de l’hydroélectricité: La Sanaga en même de ravitailler au Cameroun et à l’externe

Marchée de l’hydroélectricité: La Sanaga en même de ravitailler au Cameroun et à l’externe

C’est ce qu’il faut retenir de l’atelier tenu, le 05 décembre dernier, à Yaoundé.

Cet atelier a permis de mettre à nu les résultats de tous les travaux effectués dans le cadre de l’assistance Technique pour le Développement de l’hydroélectricité sur le fleuve Sanaga. Il en ressort que le fleuve Sanaga peut produire plus de 6000 Mw. Un potentiel largement supérieur à la demande. De ce fait, avec cette capacité, le Cameroun peut se donner le luxe d’exporter son hydroélectricité en direction de d’autres pays dans le besoin. Ce projet d’Assistance Technique avait donc pour objectif de maximiser l’exploitation de cette ressource naturelle, dans le respect des normes de durabilité et de préservation de l’écosystème de la Sanaga d’autant plus qu’en plus du barrage hydroélectrique de Nachtigal désormais en service, le barrage hydroélectrique de KIKOT se prépare à rentrer en scène. D’après Mario Samora , chef de l’assistance technique du projet de nachtigal « Notre rôle était de s’assurer que le barrage existant, ceux en construction, ceux à venir, satisferont toutes les conditions de sécurité nécessaires afin que le développement soit un vrai développement en harmonie et en sécurité. Qui dit sécurité de barrage dit plusieurs métiers. Que ce soit pour la conception, pour la construction, pour l’entretien et la gestion des barrages réservoirs qu’ a le pays. Ainsi que pour la planification des futurs aménagements respectant des règles et des critères de dimensionnement sûr et généralement reconnus par le métier.»

Il était donc question au cours de cet atelier de vulgariser les résultats de tous les travaux relatif à l’évaluation environnementale et sociale stratégique pour le développement de l’hydroélectricité sur le fleuve Sanaga ; les études relatives à l’hydrologie et aux changements climatiques au Cameroun avec focus sur le bassin de la Sanaga, ainsi que celles portant sur les mécanismes durables d’atténuation du risque hydrologique. « Pour les conclusions, il y a beaucoup à faire. Il y a 2 anciens barrages qu’il faut soigner. Ils fournissent encore de bons services. Mais avec l’âge, comme les êtres humains, ils méritent un peu plus d’attention. Donc nous avons visiter chacun de ces barrages. Nous avons eu un dialogue solide et sérieux avec les opérateurs. On est parvenu à faire quelques recommandations. Ça devrait changer quelques-unes des habitudes dans le sens de les améliorer. On reste dans les vieilles consignes et pourtant la technologie évolue. Donc notre rôle est dans ce sens-là. Nous savons qu’il ne suffit pas d’ avoir fait une bonne conception, une bonne construction mais d’assurer une bonne gestion.»ajoute Mario Samora , chef de l’assistance technique du projet de Nachtigal.

Il faut rappeler que ce projet rentre dans le cadre de la coopération entre le Cameroun et la Banque Mondiale.

Hervé FOUDA

Réaction

Luc PODIE, coordonnateur du projet PATDHD

 C’est un important projet que le gouvernement s’est doté pour avoir une vision lointaine sur le développement de l’hydroélectricité qui est une source renouvelable. Et nous avons la chance aujourd’hui d’avoir nos voisins la République fédérale du Nigeria, dont la population se mesure aux centaines de millions d’individus. C’est un marché très important sans lequel notre potentiel ne peut être développé à court terme. Donc le ministre, par son représentant, a révélé que Nachtigal est déjà mis en service et débite aujourd’hui 300 mégawatts dans le réseau. C’est un projet dont nous avions la supervision avec les experts. Dans le tuyau arrive immédiatement KIKOT qui sera équipé de 500 mégawatts. C’est toujours pour satisfaire les besoins internes, mais quand aux grandes villes, 1080 mégawatts. Nous ne pouvons trouver de bailleurs de fonds aujourd’hui que parce que ce serait un projet, développer conjointement avec notre grand voisin du Nigeria. Parce que la capacité va déjà au-delà de ce que nous pouvons absorber à cours terme. Et en développant grand, il faut exporter l’énergie vers le voisin. C’est ce qui justifie la présence d’une très grande société nigériane dans en hydro électricité. Le Cameroun aura les opportunités de mettre en œuvre tout son potentiel du bassin de la Sanaga. Un riche bassin qui au moins a à ce jour dans les études d’optimisation composante une de notre projet ; décelé 6000 mégawatts que nous ne pouvons pas consommer à court terme. Nous ne pouvons non plus développer si nous n’avons pas des clients au bout du réseau. C’est pour ça que l’État à travers le ministre de l’énergie, envisage la coopération régionale avec le Nigeria. Et qui dit Nigeria, dit le marché de l’énergie de l’Afrique de l’Ouest. Avec le Nigeria, nous ouvrons l’accès dans le marché de l’Afrique de l’Ouest. Je signale déjà que l’interconnexion avec le Tchad est en cours et que l’interconnexion avec de Nigéria nous permettra donc d’avoir toutes les clefs nécessaire pour développer de riches potentiels que nous avons dans le bassin de la Sanaga seulement sans compter les autres ouvrages.

Propos recueillis par Hervé Fouda

 

 

 

 

 

 

 

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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