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Cameroun – La crise sociopolitique et sécuritaire au NOSO divise les membres de la CNDHL

L’autorité du président de la commission nationale des droits de l’homme et libertés (CNDHL) Dr. Divine Chemuta Banda a été bafouée, hier, 09 mai, au cours de la 26e session ordinaire de la CNDHL.

Alors que le Dr. Chemuta Divine exprimait son mécontentement face à la gestion de la crise sociopolitique dans le NOSO par le chef de l’État,  il a tout de suite été interrompu par le vice président, le Peof. James Mouangie Kobila et par le Pr. Thérèse Atangana, membre de la commission. Ceux-ci ne se reconnaissent pas dans le discours du docteur Chemuta.
Ils ont tous fait pour empêcher le président de l’institution de protection des droits de  l’homme à clore ses propos. Lui qui estime que tout n’est pas mis en œuvre par le gouvernement pour résoudre cette crise. Malheureuse, ce geste n’a pas empêché le Président de la Cndhl à s’exprimer.
«  J’étais entrain de faire le discours d’ouverture, en tant que président de la CNDHL et ça été interrompu.  Mais, j’ai quand même continué pour terminer mon allocution. » reconnaît-il  face à la presse.
En effet, pendant le clash, la presse a été rapidement extrait de la salle. face au blocage servi par le vice président de la CNDHL Pr James Mouangue Kobila et suivi par le Pr Thérèse Atangana membre aussi de cette commission.
A titre de rappel, la crise sociopolitique dans la région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est le bourreau de beaucoup mort. Elle  empêche les enfants d’aller à l’école et entraîne de grosses pertes matérielles pour le Cameroun.
Par ailleurs,   selon les détracteurs du Dr. Chemuta,  le gouvernement fait beaucoup d’effort. Par conséquent, le président n’a pas à tenir un tel discours.
Ce qui ne l’a pas empêché dans son discours d’ouverture de souligner la complexité du contexte, qui selon lui «  marqué par d’énormes défis liés aux droits de l’homme dans notre pays et qui portent notamment sur la liberté d’expression, les questions sécuritaires, l’état de droit, le chômage et la pauvreté, pour n’en citer que quelques uns » à t- il déclaré.  Se préoccupant du fait que la crise perdure, entraînant de part et d’autres de graves violations des droits de l’homme. Et décriant également l’insuffisance des ressources financières, qui empêche la CNDHL de mener à bien ses missions. Surtout de faire ses enquêtes et constats dans les régions en crise. Il n’a pas omis la non prise en compte des recommandations de la CNDHL pour la résolution de cette crise par le gouvernement, quand bien même le chef de l’État a tendu la main à tous les camerounais à œuvrer pour le retour à la paix.
Sur un plan global dira Dr Divine Chemuta Banda, les actions de la commission se heurtent parfois à des difficultés de collaboration avec certaines institutions publiques.  Ce qui n’écume aucunement la détermination de l’institution qu’il dirige à  jouer son rôle et entrer dans ses missions dans le strict respect de la loi.
Par ailleurs, cet incident n’a pas empêché le déroulement de l’ordre du jour prévu par cette 26e session ordinaire de la CNDHL. Le  président à passer en revue les activités de la CNDHL ses six derniers mois. Notamment, le renforcement des capacités institutionnelles, les réunions et consultations, les audiences .Est donc prévu pour cette session, l’adoption de la 25e session ordinaire, l’adoption des comptes administratifs et de gestion de 2018 et du projet de budget 2020.

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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