Sport

Nabil Djellit critique la gestion politique de l’arbitrage par la CAF

La polémique sur le niveau de l’arbitrage en Afrique a refait surface à la suite de la dernière Coupe du Monde organisée sur le continent. Invité sur le plateau de l’émission « Talents d’Afrique », le journaliste spécialisé Nabil Djellit a vivement critiqué les méthodes de désignation des arbitres par la Confédération Africaine de Football (CAF).

Une sélection biaisée par des considérations extra-sportives

Pour le chroniqueur franco-algérien, la Commission des arbitres de la CAF privilégierait des logiques de représentation politique au détriment de la qualité sportive. Il estime que les meilleurs officiels, ceux qui évoluent dans les championnats les plus exigeants et réguliers, sont parfois écartés au profit d’arbitres moins actifs, ce qui crée un décalage de niveau préjudiciable.

Djellit souligne que cette situation n’est pas imputable aux arbitres eux-mêmes, mais à un système qui ne les place pas dans des conditions optimales pour performer. Il oppose cette approche à celle des grandes compétitions continentales européennes ou mondiales, où la compétence prime sur toute autre considération.

Un frein à la crédibilité du football africain

Selon lui, ce problème persistant vient entacher les progrès considérables réalisés par ailleurs, comme la modernisation des stades ou l’amélioration des pelouses. Le journaliste rejette l’argument selon lequel les critiques proviendraient uniquement des réseaux sociaux, y voyant plutôt un problème structurel profondément ancré.

Il appelle ainsi les instances dirigeantes à faire de la réforme de l’arbitrage une priorité absolue, quitte à mécontenter certaines fédérations nationales. Pour Djellit, la représentativité géographique des arbitres doit passer après l’excellence sportive si le football africain veut gagner en crédibilité sur la scène internationale.

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